A/RES/74/157
La sécurité des journalistes et la question de l’impunité
Soulignant le rôle de la coopération internationale pour ce qui est d ’appuyer les
efforts nationaux visant à prévenir les attaques et les violences dirigées c ontre les
journalistes et d’accroître les capacités des États dans le domaine des droits de
l’homme, notamment en matière de prévention des attaques et des violences dirigées
contre les journalistes, y compris par la fourniture d’une assistance technique, à la
demande des États intéressés et conformément aux priorités fixées par eux,
Convaincue que la façon dont l’information est présentée influe sur la vie d’un
grand nombre de personnes et que le journalisme influence l ’opinion publique,
Consciente du rôle crucial que jouent les journalistes et les professionnels des
médias dans le contexte des élections, notamment pour informer la population sur les
candidats, sur leurs programmes et sur les débats qui ont lieu, et exprimant sa grave
préoccupation au sujet des attaques qui les visent en période électorale,
Alarmée par les cas dans lesquels des responsables politiques, des agents de
l’État ou des autorités dénigrent, intimident ou menacent des médias, y compris des
journalistes, ce qui accroît le risque de menaces et de violences contre des journalistes
et sape la confiance du public à l’égard du journalisme et la crédibilité de celui-ci,
Considérant que l’impunité entourant les attaques contre les journalistes
demeure l’une des plus grandes menaces pesant sur la sécurité de ces derniers et qu’il
est essentiel de veiller à ce que les auteurs de ces crimes répondent de leurs actes afin
de prévenir de nouvelles agressions,
Rappelant à cet égard que les journalistes, les professionnels des médias et le
personnel associé qui sont dépêchés dans des zones de conflit armé dans le cadre de
missions professionnelles dangereuses doivent être considérés comme des civils et
être respectés et protégés comme tels, dès lors qu’ils ne remettent pas en cause par
leurs actes leur statut de civils,
Sachant le rôle important que peuvent jouer, lorsqu’elles existent, les
institutions nationales des droits de l’homme dans la promotion et la protection des
droits de l’homme, notamment le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ainsi
que dans la lutte contre les violations des droits de l’homme et les atteintes commises
contre des journalistes, par des activités de surveillance, d ’éducation et de
sensibilisation, ainsi que par l’examen de plaintes, et sachant en outre la contribution
que les mécanismes nationaux de communication de l’information et de suivi peuvent
apporter à la prévention des violations des droits de l ’homme et des atteintes
commises contre des journalistes,
Profondément préoccupée par toutes les atteintes aux droits de l’homme
touchant à la sécurité des journalistes et autres professionnels des médias, notamment
les homicides, les actes de torture, les disparitions forcées, les arrestations et
détentions arbitraires, les expulsions, les actes d’intimidation, le harcèlement, les
menaces en ligne ou hors ligne et les autres formes de violence,
Se déclarant gravement préoccupée par l’augmentation du nombre de
journalistes et d’autres professionnels des médias qui ont été tués, torturés, arrêtés,
détenus, harcelés et intimidés ces dernières années du simple fait de leur profession,
Se déclarant de même gravement préoccupée par la menace croissante que
représentent pour la sécurité des journalistes les acteurs non étatiques, notamment les
groupes terroristes et les organisations criminelles,
Profondément alarmée par les risques particuliers auxquels sont exposées, de
par leur travail, les femmes journalistes, qui continuent d’être prises pour cibles dans
des proportions alarmantes, dans les situations de conf lit armé comme en temps de
paix, et soulignant à ce sujet qu’il importe de tenir compte des questions de genre lors
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