A/RES/60/165
développement, et aider les pays à mettre en œuvre des politiques viables en matière
de sécurité alimentaire ;
11. Rappelle l’importance de la Déclaration de New York sur l’action contre
la faim et la pauvreté, qui a déjà reçu l’appui de plus de cent pays, et recommande la
poursuite des efforts visant à trouver des sources supplémentaires de financement
pour lutter contre la faim et la pauvreté ;
12. Constate que l’engagement pris lors du Sommet mondial de
l’alimentation, en 1996, de réduire de moitié le nombre de personnes sousalimentées n’est pas actuellement rempli, et invite de nouveau toutes les institutions
internationales de financement et de développement, de même que les organismes et
fonds des Nations Unies compétents, à accorder la priorité et apporter les fonds
nécessaires à la réalisation de l’objectif consistant à réduire de moitié, d’ici à 2015,
la proportion d’êtres humains qui souffrent de la faim, ainsi qu’à la réalisation du
droit à l’alimentation tel que le définissent la Déclaration de Rome sur la sécurité
alimentaire mondiale6 et la Déclaration du Millénaire4 ;
13. Engage les États à accorder la priorité qui s’impose à la réalisation du
droit à l’alimentation dans leurs stratégies et leurs budgets de développement ;
14. Souligne l’importance que revêtent, pour la réalisation du droit à
l’alimentation et l’établissement d’une sécurité alimentaire durable, la coopération
et l’aide internationales au développement, en particulier dans les situations
d’urgence telles que celles dues aux catastrophes naturelles ou causées par l’homme,
aux maladies et aux ravageurs, tout en estimant que c’est à chaque pays qu’incombe
la responsabilité première d’assurer l’exécution des programmes et stratégies
nationaux dans ce domaine ;
15. Demande aux États Membres, au système des Nations Unies et aux autres
partenaires intéressés d’appuyer les efforts nationaux visant à faire face rapidement
aux crises alimentaires qui frappent actuellement l’Afrique ;
16. Invite toutes les organisations internationales compétentes, notamment la
Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à promouvoir des politiques et
des projets ayant un effet positif sur le droit à l’alimentation, à veiller à ce que les
partenaires tiennent compte du droit à l’alimentation dans l’exécution de projets
communs, à appuyer les stratégies des États Membres axées sur la réalisation du
droit à l’alimentation et à s’abstenir de prendre des mesures qui pourraient faire
obstacle à la réalisation du droit à l’alimentation ;
17. Prend note du rapport d’activité du Rapporteur spécial de la Commission
des droits de l’homme sur le droit à l’alimentation 9 et de la précieuse contribution
qu’il apporte à la promotion de ce droit ;
18. Appuie la réalisation du mandat du Rapporteur spécial tel que la
Commission des droits de l’homme l’a prorogé dans sa résolution 2003/25 du
22 avril 2003 10 ;
19. Prie le Secrétaire général et le Haut Commissaire des Nations Unies aux
droits de l’homme de mettre à la disposition du Rapporteur spécial toutes les ressources
humaines et financières nécessaires à l’accomplissement effectif de son mandat ;
_______________
9
Voir A/60/350.
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2003, Supplément no 3 (E/2003/23), chap. II,
sect. A.
10
4
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