A/RES/57/184
Consciente du rôle important que les organisations non gouvernementales et le
secteur privé peuvent jouer dans le contexte humanitaire,
Prenant note de la résolution 2002/32 du Conseil économique et social, en date
du 26 juillet 2002, sur le renforcement de la coordination de l’aide humanitaire
d’urgence fournie par l’Organisation des Nations Unies,
1.
Accueille avec satisfaction les efforts que le Secrétaire général continue
de déployer dans le domaine humanitaire et exhorte les gouvernements à l’aider à
promouvoir un nouvel ordre humanitaire international adapté aux nouvelles réalités
et aux nouveaux défis, notamment à élaborer un agenda pour l’action humanitaire ;
2.
Demande aux gouvernements de fournir des connaissances spécialisées et
les moyens nécessaires pour déterminer les éléments constitutifs d’un tel ordre et
d’un tel agenda, en planifier la structure et entreprendre les activités
complémentaires qui s’imposent ;
3.
Invite le Secrétaire général à continuer de promouvoir un respect
scrupuleux du droit des réfugiés, du droit international humanitaire, des droits de
l’homme et des normes et principes internationalement reconnus dans les situations
de conflit armé et les situations d’urgence complexes ;
4.
Réaffirme que la coopération internationale dans le domaine humanitaire
favorise la compréhension, le respect mutuel, la confiance et la tolérance entre les
pays et les peuples et contribue ainsi à l’avènement d’un monde plus juste et non
violent ;
5.
Reconnaît que les dispositions et les mesures prises au niveau
institutionnel par les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux doivent
être renforcées, afin de réagir plus efficacement et plus promptement aux problèmes
humanitaires d’aujourd’hui ;
6.
Invite les États Membres, le Secrétaire général et le système des Nations
Unies à renforcer la capacité d’intervention des organisations régionales et sousrégionales en cas de crises humanitaires complexes ;
7.
Encourage le secteur privé et les organismes non gouvernementaux à
accompagner et à appuyer les efforts déployés aux niveaux national et international
pour faire face aux crises humanitaires et pour atténuer les souffrances humaines ;
8.
Invite le Bureau indépendant pour les questions humanitaires à renforcer
encore ses activités et sa coopération avec le Bureau de la coordination des affaires
humanitaires du Secrétariat, ainsi qu’avec les autres organes compétents du système
des Nations Unies ;
9.
Prie le Secrétaire général de rester en contact avec les gouvernements et
les organismes internationaux et non gouvernementaux compétents et de lui
présenter, à sa cinquante-neuvième session, un rapport sur les progrès réalisés en ce
qui concerne la promotion d’un nouvel ordre humanitaire international et le respect
du droit des réfugiés, du droit international humanitaire et des instruments relatifs
aux droits de l’homme dans les conflits armés et les situations d’urgence.
77 e séance plénière
18 décembre 2002
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