A/HRC/RES/38/6
f)
Systématiser la collecte de données sur les mutilations génitales féminines,
encourager la recherche, en particulier au niveau universitaire, la transparence, la reddition
de comptes et le partage des données par les parties prenantes pertinentes, et utiliser les
résultats obtenus pour renforcer les activités d’information et de sensibilisation et mesurer
efficacement les progrès réalisés dans l’élimination des mutilations génitales féminines ;
g)
Soutenir les associations professionnelles et les syndicats des prestataires de
services de santé pour adopter des règles disciplinaires internes interdisant à leurs membres
de se livrer à la pratique néfaste des mutilations génitales féminines ;
10.
Demande aux États de fournir une assistance aux femmes et filles qui ont
subi des mutilations génitales féminines, y compris par le biais de services de soutien
appropriés pour la réparation des séquelles physiques, physiologiques et psychologiques ;
11.
Encourage les États à examiner la possibilité de présenter, lors de l’Examen
périodique universel, des recommandations pertinentes sur des mesures visant à prévenir et
à éliminer les mutilations génitales féminines ;
12.
Invite la communauté internationale à maintenir la question de l’élimination
des mutilations génitales féminines à l’ordre du jour des politiques de développement et à
lui accorder une attention particulière dans la mise en œuvre des objectifs de
développement durable d’ici à 2030 ;
13.
Engage les États à continuer d’accroître l’assistance technique et financière
afin de soutenir la mise en œuvre effective des politiques, programmes et plans d’action
visant à éliminer les mutilations génitales féminines aux niveaux national, régional et
international ;
14.
Invite le Programme conjoint sur les mutilations génitales
féminines/l’excision du Fonds des Nations Unies pour la population et du Fonds des
Nations Unies pour l’enfance à continuer de renforcer les capacités nationales des États et
des communautés locales, y compris dans le secteur de la santé, afin que des politiques, des
programmes et des plans d’action mettant à contribution tous les acteurs soient appliqués
avec efficacité, et encourage les États et les institutions d’aide au développement à
envisager d’allouer davantage de ressources au Programme conjoint ;
15.
Invite le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, ainsi
que les organes conventionnels des droits de l’homme pertinents, à continuer d’accorder
une attention particulière à la question de l’élimination des mutilations génitales féminines ;
16.
Prie le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, en
étroite collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour la population, l’Organisation
mondiale de la Santé, l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) et d’autres institutions spécialisées des
Nations Unies, fonds et programmes, mécanismes internationaux des droits de l’homme,
organisations de la société civile, d’organiser en 2019, de préférence à Addis-Abeba, une
réunion de deux jours pour discuter des progrès, des lacunes et des défis dans la mise en
œuvre des normes, standards et principes des droits de l’homme aux mesures prises par les
acteurs étatiques et non étatiques pour prévenir et éliminer les mutilations génitales
féminines dans différents contextes, notamment dans les communautés, le contexte
humanitaire et le contexte de la migration et d’autres mouvements de populations, et de
présenter un rapport sur les résultats de la réunion susmentionnée à la quarante-quatrième
session du Conseil des droits de l’homme ;
17.
Décide de poursuivre l’examen de la question des mutilations génitales
féminines en conformité avec son programme de travail.
37e séance
5 juillet 2018
[Adoptée sans vote.]
5
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