Droits de l’homme et extrême pauvreté
A/RES/69/183
Soulignant qu’il faudrait tout particulièrement prêter attention aux personnes
qui vivent dans une extrême pauvreté ou qui sont dans une situation de
vulnérabilité, en particulier les femmes, les enfants, les jeunes, les personnes âgées,
les personnes handicapées et les peuples autochtones,
Préoccupée par les problèmes de l’heure, notamment ceux qui découlent de
l’effet persistant de la crise financière et économique, de la crise alimentaire et des
craintes que la sécurité alimentaire ne cesse de susciter, par les difficultés
croissantes dues au changement climatique et à la perte de diversité biologique et
par l’augmentation du nombre des personnes vivant dans l’extrême pauvreté qui en
résulte, ainsi que par leurs conséquences défavorables sur la capacité des États de
combattre l’extrême pauvreté, surtout les pays en développement,
Considérant que l’élimination de l’extrême pauvreté est un impératif majeur à
l’heure de la mondialisation et qu’elle nécessite une action non sélective coordonnée
et suivie faisant appel à des mesures décisives au niveau national et à la coopération
internationale,
Considérant également que les systèmes de protection sociale apportent une
contribution essentielle à la réalisation des droits de l’homme pour tous, en
particulier les personnes vulnérables ou marginalisées qui sont prises au piège de la
pauvreté et soumises à la discrimination,
Considérant en outre que les inégalités persistantes et croissantes dans les
pays constituent un obstacle majeur à l’élimination de la pauvreté et touchent tout
particulièrement ceux qui vivent dans une extrême pauvreté ou sont dans une
situation de vulnérabilité,
Soulignant la nécessité de mieux comprendre et traiter les causes et les
conséquences multidimensionnelles de l’extrême pauvreté,
Réaffirmant que, puisque l’extrême pauvreté généralisée fait obstacle à la
jouissance effective et sans restrictions de tous les droits de l’homme et risque, dans
certaines circonstances, de compromettre le droit à la vie, la communauté
internationale doit continuer de s’attacher à titre prioritaire à l’atténuer dans
l’immédiat, pour finir par l’éliminer,
Soulignant que le respect de tous les droits de l’homme, lesquels sont
universels, indissociables, interdépendants et intimement liés, est d’une importance
primordiale pour tous les programmes et politiques de lutte contre l’extrême
pauvreté,
Soulignant également que les chefs d’État et de gouvernement ont fait de
l’élimination de l’extrême pauvreté un objectif prioritaire, à la réalisation duquel il
faut s’atteler d’urgence, ainsi qu’il ressort des textes issus des grandes conférences
et réunions au sommet organisées par les Nations Unies dans les domaines
économique et social et les domaines connexes,
Réaffirmant que la démocratie, le développement et la jouissance effective et
sans restrictions des droits de l’homme et des libertés fondamentales sont
interdépendants, se renforcent mutuellement et contribuent à l’élimination de
l’extrême pauvreté,
1.
Réaffirme que l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale portent atteinte à
la dignité humaine et que des mesures doivent donc être prises d’urgence, aux
niveaux national et international, pour y mettre fin ;
2.
Réaffirme également qu’il est indispensable que les États favorisent la
participation des plus démunis à la prise des décisions au sein de la société dans
laquelle ils vivent, à la promotion des droits de l’homme et à la lutte contre
l’extrême pauvreté et l’exclusion, comme il est indispensable que les personnes qui
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