Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/74/115
Soulignant le caractère essentiellement civil de l’aide humanitaire, réaffirmant
que l’utilisation de moyens militaires à l’appui de l’action humanitaire menée à la
suite de catastrophes naturelles, qui est une mesure de dernier recours, ne peut se faire
qu’avec le consentement de l’État touché et dans le respect du droit international,
y compris le droit international humanitaire, et des principes humanitaires, et
soulignant également, à cet égard, que les États Membres doivent agir en coordination
avec toutes les parties concernées dès le début de l’intervention en cas de catastrophe,
afin que le matériel et le personnel militaires destinés à l’appui de l’aide humanitaire
soient déployés d’une manière prévisible et cohérente qui réponde aux besoins sur le
terrain,
Soulignant que c’est à l’État touché qu’il incombe au premier chef de lancer,
d’organiser, de coordonner et d’exécuter les activités d’aide humanitaire sur son
territoire et de faciliter le travail des organisations humanitaires qui s’efforcent
d’atténuer les effets des catastrophes naturelles,
Soulignant également qu’il incombe au premier chef à chaque État d’assurer la
gestion et la réduction des risques de catastrophe, y compris la préparation,
notamment en mettant en œuvre le Cadre de Sendai et en y donnant suite
volontairement, et de mener des interventions et des opérations de rel èvement rapide,
afin de réduire au minimum les conséquences des catastrophes et de renforcer la
résilience, tout en sachant qu’il importe que la communauté internationale appuie les
efforts des pays touchés dont les capacités dans ce domaine peuvent être l imitées,
Rappelant les Principes de Bangkok pour l’exécution des composantes santé du
Cadre de Sendai, qui renforcent les efforts de mise en place de systèmes de santé
résilients au titre du Cadre de Sendai,
Considérant que les États Membres jouent un rôle prépondérant dans la
préparation aux épidémies de maladies infectieuses, y compris celles qui entraînent
une crise humanitaire, et dans l’action menée pour y faire face, conformément au
Règlement sanitaire international (2005) adopté par l’Assemblée mon diale de la
Santé 7, soulignant le rôle vital que jouent les États Membres, l’Organisation mondiale
de la Santé, qui assure la direction et la coordination de l’action sanitaire
internationale, les organismes humanitaires des Nations Unies, les organisation s
régionales, les organisations non gouvernementales, le secteur privé et les autres
acteurs humanitaires, en fournissant une aide financière et technique et une aide en
nature afin de maîtriser les épidémies et les pandémies, et consciente de la nécessité
de renforcer les systèmes de santé locaux et nationaux, les mécanismes de notification
et d’alerte rapides, l’état de préparation, les capacités d’intervention intersectorielle
et la résilience en cas d’épidémie de maladie infectieuse, y compris les capacités des
pays en développement,
Exprimant sa profonde préoccupation devant les défis de plus en plus nombreux
que doivent surmonter les États Membres et les organismes humanitaires des Nations
Unies pour faire face aux conséquences des catastrophes nature lles, du fait des
problèmes planétaires, dont les effets des changements climatiques, des répercussions
de la crise financière et économique mondiale et de l’instabilité du prix des denrées
alimentaires sur la sécurité alimentaire et la nutrition et d’autr es facteurs clefs qui
aggravent la vulnérabilité des populations et leur exposition aux aléas naturels et aux
conséquences des catastrophes naturelles,
Constatant avec une vive inquiétude que ce sont les populations urbaines et
rurales pauvres des pays en développement qui sont le plus durement frappées par
l’augmentation du risque de catastrophe,
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Organisation mondiale de la Santé, document WHA58/2005/REC/1, résolution 58.3, annexe.
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