A/HRC/RES/58/20
détention arbitraire, à la violence sexuelle et fondée sur le genre, au travail forcé et à d’autres
atteintes aux droits de l’homme,
Se déclarant profondément préoccupé par le fait que l’armée du Myanmar exploite
les ressources naturelles du pays à des fins personnelles et pour financer ses activités
militaires et les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, ce qui accroît
également la vulnérabilité climatique de la population du Myanmar, et rappelant la
recommandation de la mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le
Myanmar, selon laquelle aucune entreprise commerciale active au Myanmar ou commerçant
avec des entreprises du Myanmar ou investissant dans des entreprises du Myanmar ne devrait
nouer ou maintenir une relation commerciale de quelque nature que ce soit avec les forces de
sécurité du Myanmar, en particulier l’armée du Myanmar, ou toute entreprise détenue ou
contrôlée par elles, y compris les filiales, ou leurs membres individuels, jusqu’à ce qu’elles
soient restructurées et transformées,
Se déclarant profondément préoccupé également par les restrictions imposées à la
société civile et par le fait que des dirigeants et des membres de syndicats sont pris pour cible
pour avoir exercé leur liberté d’association, notamment par le recours aux arrestations
arbitraires, à la détention, à la torture, à l’intimidation, à la surveillance des travailleurs
négociant des augmentations de salaire, et par la privation des libertés civiles fondamentales,
des garanties de procédure et de l’accès à des voies de recours,
Conscient que l’augmentation de la criminalité et de la corruption au Myanmar a des
conséquences sur la sécurité et la stabilité dans la région élargie de l’Asie du Sud-Est et
au-delà, et que le Myanmar reste le principal producteur mondial d’opium et l’un des plus
grands fabricants de drogues de synthèse au monde,
Prenant note de la décision du Conseil d’administration du Bureau international du
Travail d’inscrire à l’ordre du jour de la 113e session de la Conférence internationale du
Travail, qui se tiendra du 2 au 13 juin 2025, un point portant sur les mesures susceptibles
d’être prises en vue d’assurer l’exécution par le Myanmar des recommandations de la
Commission d’enquête,
Saluant les engagements humanitaires que le Gouvernement bangladais a pris en 2016
et 2017 en faveur des personnes qui fuient les violations des droits de l’homme et les atteintes
à ces droits commises au Myanmar et les efforts qu’il continue de déployer dans ce cadre en
coopération avec les organismes des Nations Unies et la communauté internationale,
notamment tous les acteurs humanitaires, ainsi que le mémorandum d’accord conclu entre le
Gouvernement bangladais et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en
vue de la fourniture d’une aide humanitaire aux Rohingya réinstallés à Bhasan Char,
Conscient des investissements considérables réalisés par le Gouvernement bangladais
à Bhasan Char et à Cox’s Bazar, notamment dans les installations et les infrastructures, et se
félicitant des efforts supplémentaires déployés pour faciliter l’accès au travail et aux moyens
de subsistance, tout en prenant note de l’importance des efforts visant à assurer la durabilité
de la réponse à la crise humanitaire,
Se déclarant profondément préoccupé par les effets transfrontières des actions de
l’armée du Myanmar, qui auraient coûté des vies et causé des dégâts matériels au Bangladesh
et dans d’autres pays voisins et donc eu des conséquences sur la jouissance des droits
de l’homme,
Se déclarant vivement préoccupé face au conflit en cours dans l’État rakhine, qui a
contraint des dizaines de milliers de Rohingya à fuir vers le Bangladesh et des milliers
d’autres vers d’autres pays de la région,
Se déclarant profondément préoccupé par l’insuffisance et la diminution constante du
soutien financier international aux Rohingya temporairement hébergés au Bangladesh, notant
avec une vive préoccupation que, malgré la générosité des pays d’accueil et des donateurs,
l’écart entre les besoins humanitaires et le financement continue de se creuser, rappelant dans
ce contexte la nécessité d’un meilleur partage des charges et des responsabilités et, à cet
égard, engageant les États et les autres acteurs à envisager des mesures visant à assurer la
durabilité du financement et à tirer parti du Forum mondial sur les réfugiés de 2023 et de ses
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GE.25-05467