A/HRC/RES/58/20 Rappelant le premier pas important que constituent les orientations définies par le Gouvernement d’union nationale dans le document de principe concernant les Rohingya dans l’État rakhine, publié le 3 juin 2021, la reconnaissance par le Gouvernement, dans ce document, du droit des Rohingya à la citoyenneté, en particulier l’acceptation de la recommandation finale de la Commission consultative sur l’État rakhine, présidée par Kofi Annan, et l’engagement pris par le Gouvernement d’adopter une nouvelle loi sur la citoyenneté qui remplacerait celle de 1982, se félicitant de l’engagement pris par la suite d’abroger les lois discriminatoires qui ont permis la perpétration de violations des droits humains des Rohingya et d’autres minorités, et engageant le Gouvernement d’union nationale à fournir des informations actualisées à ce sujet, en décrivant son plan relatif à l’application des recommandations finales de la Commission consultative, Appuyant pleinement le rôle central que joue l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est dans la recherche d’une solution pacifique conformément à la volonté et dans l’intérêt du peuple du Myanmar et dans la facilitation d’un dialogue constructif et inclusif entre toutes les parties, y compris le Gouvernement d’union nationale, les organisations ethniques et la société civile dans son ensemble, et conscient des progrès accomplis par l’Association en matière de fourniture d’une aide humanitaire, Se félicitant de l’examen, par les dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, de l’application du consensus en cinq points adopté au quarante-quatrième sommet de l’Association, tenu le 9 octobre 2024, et de la décision y relative, dans laquelle les intéressés condamnent la poursuite des actes de violence contre les civils au Myanmar et exhortent les forces armées en particulier et toutes les autres parties concernées au Myanmar à désamorcer la violence et à mettre fin aux attaques visant expressément des civils et des installations publiques, Se félicitant également de la nomination du nouvel Envoyé spécial de la présidence de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est pour le Myanmar et des efforts qu’il déploie pour remédier à la crise dans ce pays, Soulignant qu’il faut s’attaquer aux causes profondes de la crise dans l’État rakhine et créer les conditions nécessaires au retour volontaire et durable, en toute sécurité et dans la dignité des réfugiés rohingya et des personnes déplacées, ce qui est un élément crucial de la solution à la crise, engageant toutes les parties concernées à recourir à la solution diplomatique pour faciliter le règlement des questions concernant les Rohingya et soulignant qu’il importe de continuer d’apporter protection et assistance aux réfugiés et aux personnes déplacées, 1. Condamne dans les termes les plus énergiques toutes les violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits commises par toutes les parties contre les civils au Myanmar, y compris les Rohingya et les autres minorités, avant et après le coup d’État militaire et la proclamation de l’état d’urgence le 1er février 2021 ; 2. Condamne également dans les termes les plus énergiques le coup d’État militaire au Myanmar et le renversement, le 1er février 2021, du Gouvernement civil élu qui, outre qu’il constitue une tentative inacceptable de la part de l’armée du Myanmar d’invalider par la force les résultats des élections générales du 8 novembre 2020, a donné un coup d’arrêt à la transition démocratique du Myanmar et menace gravement le respect et la protection des droits de l’homme, l’état de droit et la bonne gouvernance et les principes démocratiques ; 3. Rappelle la résolution 2669 (2022) du Conseil de sécurité, dans laquelle le Conseil a exigé l’arrêt immédiat de toutes les formes de violence, engagé toutes les parties à respecter les droits de l’homme, réaffirmé la nécessité de préserver les institutions et les processus démocratiques conformément à la volonté et aux intérêts du peuple du Myanmar, exhorté l’armée du Myanmar à libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement, y compris le Président Win Myint et la Conseillère d’État Aung San Suu Kyi, et demandé que des mesures concrètes soient immédiatement prises, notant que l’armée s’était engagée auprès des dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est à mettre effectivement et pleinement en application le consensus en cinq points dégagé à la réunion des dirigeants de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est tenue le 24 avril 2021, et exprime sa profonde préoccupation face au manque de progrès dans la mise en application du consensus par l’armée du Myanmar ; GE.25-05467 7

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