Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants A/RES/71/1 58. Nous encourageons fortement la coopération entre les pays d ’origine ou de nationalité, les pays de transit, les pays de destination et les autres pays concernés pour faire en sorte que les migrants qui n’ont pas la permission de rester dans le pays de destination puissent retourner, en application des obligations internationales de tous les États, dans leur pays d’origine ou de nationalité dans la sécurité, l’ordre et la dignité, de préférence sur une base volontaire, en tenant compte de la législation nationale et dans le respect du droit international. Nous notons que la coopération en matière de retour et de réadmission constitue un élément important de la coopération internationale en matière de migrations. Une telle coopération devrait passer par une identification en bonne et due forme et la fourniture des documents de voyage voulus. Tout type de retour, qu’il soit librement consenti ou non, doit être conforme à nos obligations au regard du droit international des droits de l ’homme et au principe de non-refoulement. Il doit aussi être conforme aux règles du droit international et s’effectuer dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la légalité. Les accords de réadmission existants n’engagent certes que les États qui y ont souscrit, mais nous jugeons qu’ils doivent être pleinement appliqués. Nous sommes favorables à l’octroi d’une aide accrue au titre de l’accueil et de la réintégration de ceux qui sont de retour dans leur pays. Une attention particulière doit être accordée aux besoins des migrants en situation de vulnérabilité qui sont de retour dans leur pays, tels que les enfants, les personnes âgées, les personnes handicapées et les victimes de la traite. 59. Nous réaffirmons notre volonté de protéger les droits de l ’homme des enfants migrants, compte tenu de leur vulnérabilité, en particulier ceux qui ne sont pas accompagnés, et de répondre à leurs besoins en matière de santé, d’éducation et de services psychosociaux, en veillant à ce que l’intérêt supérieur de l’enfant soit une considération prioritaire dans l’ensemble des politiques pertinentes. 60. Nous sommes conscients de la nécessité de prendre en compte la situation et la vulnérabilité particulières des femmes et des filles migrantes, notamment en prenant en considération la problématique hommes-femmes dans les politiques de migration et en renforçant au niveau national les moyens juridiques, institutionnels et programmatiques de combattre la violence sexiste, y compris la traite des êtres humains et la discrimination à l’encontre des femmes et des filles. 61. Tout en prenant acte de la contribution de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, à la promotion du bien-être des migrants et de leur intégration dans les sociétés, particulièrement dans les périodes où ils se trouvent dans une situation de vulnérabilité extrême, et de l’appui apporté par la communauté internationale aux efforts déployés par de telles organisations, nous encourageons les gouvernements et la société civile à resserrer leurs liens de coopération pour trouver des réponses en ce qui concerne les difficultés que posent les migrations internationales et les possibilités qu’elles offrent. 62. Nous notons que le Représentant spécial du Secrétaire général pour les migrations internationales et le développement, M. Peter Sutherland, soumettra avant la fin de l’année 2016 un rapport dans lequel il proposera des moyens de renforcer la coopération internationale et l’action menée par les Nations Unies en matière de migrations. 63. Nous nous engageons à lancer en 2016 des négociations intergouvernementales devant conduire à l’adoption, à l’occasion d’une conférence intergouvernementale prévue en 2018, d’un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Nous invitons le Président de l’Assemblée générale à prendre les dispositions voulues en vue de déterminer les modalités, le calendrier et les autres 13/27

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