A/RES/55/77 18. Note la proposition du Haut Commissariat pour les réfugiés visant à engager un processus de consultations mondiales sur le régime international de protection des réfugiés, et dans ce contexte invite les États africains à participer activement à ce processus afin d’y intégrer leur perspective régionale, faisant ainsi en sorte que les préoccupations propres à l’Afrique reçoivent l’attention qu’elles méritent; 19. Déplore les morts, blessures et formes de violence dont ont été victimes des membres du personnel du Haut Commissariat, prie instamment les États, les parties à un conflit et tous les autres acteurs intéressés de faire tout leur possible pour protéger les activités relatives à l’aide humanitaire, empêcher que les membres du personnel humanitaire national et international ne fassent l’objet d’attaques et d’enlèvements et garantir leur sécurité, invite les États à enquêter de manière approfondie sur tous les actes criminels commis contre des membres du personnel humanitaire et à traduire en justice les responsables de tels actes, et engage les organismes et agents d’aide humanitaire à respecter les lois et règlements des pays où ils mènent leurs activités; 20. Demande au Haut Commissariat, à l’Organisation de l’unité africaine, aux organisations sous-régionales et à tous les États africains, agissant en collaboration avec les organismes des Nations Unies, les organisations intergouvernementales et non gouvernementales et la communauté internationale, de renforcer et revitaliser les partenariats existants et d’en établir de nouveaux pour soutenir le régime international de protection des réfugiés; 21. Demande au Haut Commissariat, à la communauté internationale et aux autres entités concernées d’intensifier leur appui aux gouvernements africains en entreprenant des activités conçues pour renforcer leurs capacités, y compris des activités de formation, la diffusion d’informations sur les instruments et principes applicables aux réfugiés, l’octroi à ces gouvernements de services financiers, techniques et consultatifs pour accélérer la promulgation de lois concernant les réfugiés ou la modification des lois existantes, ainsi que leur application, et le renforcement de leur capacité d’intervention en cas d’urgence et de leur aptitude à coordonner les activités humanitaires; 22. Réaffirme le droit au retour et le principe du rapatriement librement consenti, demande instamment aux pays d’origine et aux pays d’asile de créer des conditions propices au rapatriement librement consenti et, tout en considérant que le rapatriement librement consenti demeure la meilleure solution, estime que, dans certains cas, l’insertion sur place et la réinstallation dans des pays tiers constituent également des solutions viables pour faire face à la situation des réfugiés africains qui, en raison des conditions qui règnent dans leur pays d’origine, ne sont pas en mesure de retourner chez eux; 23. Note avec satisfaction que des millions de réfugiés sont retournés de leur plein gré dans leur pays grâce aux opérations de rapatriement et de réinsertion menées à bien par le Haut Commissariat, en collaboration avec les pays d’accueil et les pays d’origine, et compte que d’autres programmes seront entrepris pour aider au rapatriement librement consenti et à la réinsertion de tous les réfugiés africains; 24. Réaffirme que le Plan d’action adopté par la Conférence régionale sur l’assistance aux réfugiés, aux rapatriés et aux personnes déplacées dans la région des Grands Lacs, tenue à Bujumbura du 15 au 17 février 1995, qu’elle a approuvé dans sa résolution 50/149 du 21 décembre 1995, demeure un cadre approprié pour la 5

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