A/HRC/RES/41/17
permettant aux victimes, aux survivantes, aux témoins et aux dénonciateurs d’abus de
communiquer des informations et de signaler les cas de violence, de conventions collectives
et de codes de conduite, comprenant entre autres des mesures, protocoles et procédures
disciplinaires appropriés, et au renvoi des cas de violence aux services sanitaires et
psychologiques pour traitement et à la police pour enquête, ainsi que grâce à des activités
de sensibilisation et au renforcement des capacités au sein du public et dans les milieux
professionnels, en collaboration avec les employeurs, les syndicats et les travailleurs ;
e)
De promouvoir et de protéger la santé sexuelle et procréative et les droits en
matière de procréation, y compris pour les victimes et les survivantes de la violence
sexuelle et fondée sur le genre dans le monde du travail, en élaborant et en appliquant des
politiques et des cadres juridiques, et en renforçant les systèmes de santé qui rendent
accessibles et disponibles pour tous des services complets de santé sexuelle et procréative
de qualité, ainsi que des informations et des connaissances à leur sujet, notamment en ce
qui concerne la contraception d’urgence et les soins obstétriques, la prophylaxie
postexposition pour les infections à VIH et l’avortement sûr lorsque la législation nationale
ne l’interdit pas ;
f)
D’offrir aux victimes et aux survivantes de la violence dans le monde du
travail des recours efficaces, y compris une aide d’urgence et des services confidentiels de
conseil juridique, médical et psychologique, l’accès à un congé raisonnable et nécessaire
pour participer à des procédures judiciaires, recevoir un traitement médical ou prendre des
dispositions pour leur sécurité, et une protection juridique pertinente, complète, centrée sur
les besoins de la victime/survivante et sensible au genre, y compris une protection des
victimes et survivantes contre la victimisation secondaire et une protection contre les
représailles pour les victimes, les survivantes, les témoins et les dénonciateurs de la
violence dans le monde du travail ;
g)
D’encourager le développement et la mise en place de services de conseil et
de réadaptation pour faire évoluer les attitudes et les comportements des auteurs d’actes de
violence à l’égard des femmes et des filles, et de promouvoir la recherche sur les efforts de
conseil et de réadaptation afin d’empêcher que de tels actes ne se reproduisent ;
h)
D’encourager les entreprises à se doter, dans le cadre de leur mise en œuvre
effective des Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, de
politiques sensibles au genre et de mécanismes transparents et efficaces permettant de
signaler la violence dans le monde du travail, qui notamment protègent les victimes, les
survivants, les témoins et les dénonciateurs d’abus contre les représailles ;
i)
De soutenir les initiatives de la société civile visant à promouvoir l’égalité
des sexes, à donner davantage de moyens aux femmes et aux filles, et à prévenir et
combattre toutes les formes de violence et à en protéger toutes les femmes et filles ;
j)
De renforcer ou mettre en place des systèmes permettant de recueillir,
d’analyser et de publier régulièrement des données statistiques ventilées par sexe, âge,
handicap et d’autres caractéristiques pertinentes sur les plaintes relatives à toutes les formes
de violence fondée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ;
12.
Invite les États Membres de l’Organisation internationale du Travail (OIT)
à ratifier la Convention de 2019 sur la violence et le harcèlement (no 190) de l’OIT ;
13.
Se félicite de la réunion-débat sur la violence à l’égard des femmes dans le
monde du travail tenue à l’occasion de la journée annuelle de débat sur les droits des
femmes à sa quarante et unième session, et prie le Haut-Commissariat des Nations Unies
aux droits de l’homme de lui présenter un rapport succinct sur ladite réunion à sa
quarante-quatrième session ;
14.
Décide de proroger pour une période de trois ans le mandat de la Rapporteuse
spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, tel qu’il l’a
énoncé dans sa résolution 32/19 du 1er juillet 2016 ;
15.
Encourage les organismes, fonds et programmes compétents des
Nations Unies, en particulier l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes, le Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies à l’appui
GE.19-12383
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