A/HRC/RES/57/18 b) De mettre en place des mécanismes appropriés permettant de repérer les situations dans lesquelles des victimes de violence familiale subissent d’autres violences de la part d’autres membres de la famille et des tiers, ainsi que des mécanismes de signalement de la violence familiale ; c) De renforcer les politiques publiques et lois existantes et d’en adopter des nouvelles, y compris, le cas échéant, des mesures législatives ou autres dans l’ensemble du système de justice civile et pénale, pour améliorer la prévention et protéger les droits des personnes victimes de violence familiale, de faire en sorte que les actes de violence fassent l’objet d’enquêtes en bonne et due forme et que leurs auteurs soient poursuivis et bénéficient de mesures de réadaptation ; d) De fournir, gratuitement ou à un coût abordable, dans le cadre de leur système juridique national, une aide juridictionnelle adaptée, complète et axée sur les victimes et les survivant(e)s ainsi que d’autres services essentiels d’appui et d’assistance aux victimes de violence familiale, notamment de garantir des recours et des réparations le cas échéant, et de dispenser aux prestataires de services de première ligne, aux professionnels du droit et de la justice et aux autres prestataires de services des programmes d’éducation et de formation centrés sur les victimes et les survivant(e)s ; e) De s’assurer que tous les fonctionnaires et professionnels qui travaillent avec des victimes ou des auteurs de violence familiale ou qui sont chargés d’exécuter les politiques et programmes destinés à détecter et prévenir la violence familiale, à protéger et aider les victimes, et à enquêter sur les actes de violence et à les sanctionner, reçoivent une formation continue appropriée et axée sur les différences entre les genres et les cultures − afin qu’ils aient conscience des besoins particuliers des personnes en fonction de leur genre, de leur âge et de leur handicap −, sur les droits humains des victimes, sur les moyens d’éviter toute victimisation secondaire et sur les causes sous-jacentes et les effets à court et à long terme de la violence familiale ; f) De s’employer à mettre en place, pour l’ensemble des victimes et des survivant(e)s de la violence familiale, des services, des programmes et des dispositifs multisectoriels qui soient complets, coordonnés, interdisciplinaires, accessibles et permanents, respectent la vie privée des victimes ou survivant(e)s et la confidentialité des données les concernant, soient dotés de ressources suffisantes et axés sur les survivant(e)s, tiennent compte des traumatismes et prévoient, selon que de besoin, une action efficace et concertée des parties prenantes, dont la police et la justice, les services d’aide juridictionnelle, les services de santé, y compris de santé sexuelle et reproductive, les services d’assistance médicale et psychologique, et les services de conseil, de protection et de protection de l’enfance, et de veiller, lorsque les victimes sont des enfants, à ce que ces services, programmes et dispositifs tiennent compte de l’intérêt supérieur de l’enfant ; g) D’élaborer des mesures permettant aux victimes, aux survivant(e)s et à leurs enfants d’avoir accès à des services, programmes et perspectives acceptables et de qualité qui leur donnent les moyens de s’en sortir, de se rétablir et d’avoir pleinement accès à la justice, de renforcer les mesures existantes et de veiller à ce que les personnes concernées reçoivent en temps voulu des informations utiles sur les services d’aide et les mesures juridiques dont elles peuvent disposer, si possible, dans une langue qu’elles comprennent et dans laquelle elles peuvent communiquer ; h) D’élaborer des programmes éducatifs, y compris des programmes fondés sur des données scientifiques, et des supports pédagogiques accessibles, abordables et sous diverses formes, y compris des versions faciles à lire et à comprendre, et de s’en servir pour sensibiliser les éducateurs et les apprenants aux formes que peut prendre la violence familiale et aux moyens de la repérer, et de veiller à ce que les supports pédagogiques promeuvent une politique de tolérance zéro à l’égard de cette violence et éliminent la stigmatisation des victimes et des survivant(e)s, ce qui permettra de créer un environnement dans lequel les victimes peuvent facilement signaler les actes de violence familiale qu’elles ont subis ; 5. Se félicite des contributions notables de la société civile, y compris des organisations de défense des droits des femmes, des organisations locales, des institutions nationales des droits de l’homme et des médias, aux efforts d’élimination de la violence familiale, note que ces efforts sont complémentaires de ceux des gouvernements et, à cet GE.24-18730 5

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