A/RES/50/92 Page 5 8. Note que pour un certain nombre de pays en développement, la dette multilatérale représente une proportion élevée de la dette totale, et invite les institutions financières internationales à étudier les propositions visant à résoudre les problèmes que ce type de dette pose à ces pays, compte tenu des spécificités de chacun, et tout en préservant le statut de créanciers privilégiés des institutions multilatérales de financement, afin que celles-ci puissent continuer à fournir à ces pays des ressources financières à des conditions libérales pour appuyer leur développement; 9. Réaffirme son adhésion à l’examen global à mi-parcours de la mise en oeuvre du Programme d’action pour les années 90 en faveur des pays les moins avancés en ce qui concerne notamment les mesures à prendre en faveur de ces pays pour aménager leur dette officielle bilatérale, leur dette commerciale et leur dette multilatérale; 10. Note avec inquiétude les obligations que la dette et son service continuent d’imposer aux pays à revenu intermédiaire, en particulier en Afrique, et invite les créanciers, notamment les institutions financières multilatérales et les banques commerciales, à continuer de chercher des solutions efficaces pour régler les problèmes qui en découlent; 11. Souligne qu’il importe que les pays à faible revenu puissent continuer à bénéficier de prêts à des conditions libérales au titre de la facilité d’ajustement structurel renforcée; 12. Souligne également la nécessité de prendre, chaque fois qu’il est possible, dans le cadre des mécanismes existants, des mesures d’allégement de la dette en appliquant diverses formules de conversion — par exemple, conversion de créances en participations ou pour le financement de programmes écologiques, de programmes en faveur de l’enfance et d’autres programmes de développement — auxquelles il faudrait avoir largement recours afin d’appuyer efficacement l’effort de développement des pays visés, et insiste aussi sur la nécessité d’appuyer des actions en faveur des groupes sociaux les plus vulnérables et de mettre au point des techniques de conversion de créances en projets et programmes de développement social conformément aux priorités définies lors du Sommet mondial pour le développement social, tenu à Copenhague en mars 1995; 13. Souligne en outre que de nouveaux flux financiers vers les pays en développement endettés devront s’ajouter aux mesures d’allégement de l’encours et du service de la dette, et demande instamment aux pays créanciers et aux institutions financières multilatérales de continuer de fournir une assistance financière à des conditions libérales, particulièrement aux pays les moins avancés, pour appuyer la mise en oeuvre de programmes de réforme économique, de stabilisation et d’ajustement structurel ainsi que l’élimination de la pauvreté dans les pays en développement, de façon que ceux-ci puissent s’affranchir du joug de l’endettement et parviennent à une croissance économique soutenue et à un développement durable; 14. Souligne que le Fonds monétaire international doit rapidement mener à bonne fin, en collaboration étroite avec la Banque mondiale, les travaux qu’il a entrepris pour définir les moyens de s’attaquer aux problèmes des pays à faible revenu qui exécutent des programmes énergiques d’ajustement et de réforme mais dont l’endettement, y compris envers les institutions multilatérales, risque d’être insoutenable malgré l’allégement qui résultera de l’application des conditions de Naples et, dans ce contexte, invite instamment les pays donateurs à s’acquitter au plus tôt de leurs engagements /...

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