A/HRC/RES/57/13
Constatant que la recherche de solutions efficaces face aux risques que posent les
changements climatiques passe par la mobilisation de fonds et la participation active des
collectivités aux stratégies d’adaptation et d’atténuation des risques, et que la réalisation
progressive des droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement, en particulier pour
les personnes vivant dans des situations de marginalisation ou de vulnérabilité, est fortement
liée à la santé et à la viabilité des écosystèmes aquatiques dont ces personnes dépendent,
Constatant également que, dans de nombreuses régions du monde, c’est
principalement sur les femmes et les filles que repose le fardeau d’aller chercher l’eau pour
le foyer et de s’occuper de la majeure partie des tâches de prestation de soins, y compris
celles découlant des maladies d’origine hydrique, ce qui limite leur temps pour d’autres
activités, telles que l’éducation et les loisirs, ou pour gagner leur vie,
Se déclarant vivement préoccupé par le fait que toutes les femmes et filles sont
particulièrement exposées à des attaques, à des actes de violence sexuelle et de violence
fondée sur le genre, au harcèlement et à d’autres atteintes à leur sécurité lorsqu’elles vont
chercher de l’eau pour le foyer, lorsqu’elles utilisent des installations sanitaires hors de chez
elles ou lorsqu’elles défèquent ou urinent à l’air libre faute d’avoir accès à des installations
sanitaires adéquates, ce qui les empêche de circuler librement et en toute sécurité dans
l’espace public,
Se déclarant également vivement préoccupé par le fait que toutes les femmes et filles,
y compris les femmes et les filles handicapées, se heurtent souvent à des obstacles particuliers
dans l’exercice de leurs droits à l’eau potable et à l’assainissement et que le manque d’accès
équitable à des services adéquats d’approvisionnement en eau et d’assainissement,
notamment pour la santé et l’hygiène menstruelles, en particulier dans les écoles et autres
établissements d’enseignement, sur les lieux de travail, dans les centres de santé et dans les
installations et bâtiments publics, va à l’encontre de l’égalité des sexes, de l’autonomisation
de toutes les femmes et filles et de l’exercice par elles de leurs droits humains, notamment
les droits à un niveau de vie suffisant, à l’alimentation, à l’éducation, au meilleur état de santé
physique et mentale possible et à des conditions de travail sûres et salubres, ainsi que le droit
de participer à la conduite des affaires publiques,
Se déclarant en outre vivement préoccupé par le fait que le silence et la stigmatisation
généralisés qui entourent la santé et l’hygiène menstruelles font que les femmes et les filles
sont souvent mal informées de ces questions, sont exclues et stigmatisées, ce qui les empêche
d’exercer tous leurs droits et de s’épanouir pleinement,
Vivement préoccupé par l’absence d’accès à des services adéquats
d’approvisionnement en eau et d’assainissement et ses conséquences désastreuses pour les
situations sanitaires durant les situations d’urgence et de crise d’ordre humanitaire, y compris
en période de conflit armé et en cas de catastrophe naturelle, et sachant que les personnes
vivant dans les pays touchés par les conflits armés et les catastrophes naturelles et dans les
pays particulièrement vulnérables face aux effets préjudiciables des changements
climatiques, celles touchées par la désertification, la dégradation des terres, la sécheresse, les
inondations et la pénurie d’eau, ainsi que les personnes déplacées, notamment dans des
communautés d’accueil et des pays accueillant des réfugiés, sont plus exposées au manque
d’accès aux services d’approvisionnement en eau potable de base et aux services
d’assainissement et d’hygiène de base que celles vivant dans d’autres pays, tout en saluant
les efforts déployés par les pays d’accueil pour améliorer la situation des personnes vivant
dans des camps de réfugiés,
Alarmé par le fait que, selon le Rapport sur les objectifs de développement durable
2022, la sécheresse pourrait entraîner le déplacement d’environ 700 millions de personnes
d’ici à 2030 et que les personnes déplacées, notamment celles qui vivent dans des camps de
réfugiés, risquent davantage de ne pas avoir accès à l’eau potable et à des installations
sanitaires de base, tout en saluant les efforts que font les pays d’accueil pour améliorer la
situation des personnes vivant dans des camps de réfugiés,
GE.24-18733
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