A/RES/72/234
Participation des femmes au développement
4.
Souligne que les politiques de développement économique, social et
environnemental doivent aller de pair pour que tous, en particulier les femm es et les
enfants qui vivent dans la pauvreté ou se trouvent en situation de vulnérabilité,
profitent de la croissance économique et du développement, conformément aux
objectifs énoncés dans le Consensus de Monterrey issu de la Conférence
internationale sur le financement du développement 13, dans la « Déclaration de
Doha sur le financement du développement : document final de la Conférence
internationale de suivi sur le financement du développement chargée d’examiner la
mise en œuvre du Consensus de Monterrey » 14 et dans le Programme d’action
d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence internationale sur le financement du
développement 15 ;
5.
Réaffirme que la réalisation de l’égalité des sexes, l’autonomisation des
femmes et des filles et le plein exercice de leurs droits fondamentaux sont essentiels
à la réalisation d’une croissance économique et d’un développement durables,
ouverts à tous et équitables, réaffirme également qu’il faut intégrer le souci de
l’égalité des sexes, notamment au moyen de mesures et d’investissements ciblés,
dans l’élaboration et la mise en œuvre de toutes les politiques financières,
économiques, environnementales et sociales, et prend à nouveau l’engagement
d’adopter et de consolider des politiques viables, une législation ayant fo rce
exécutoire et des mesures novatrices en vue de promouvoir l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes et des filles à tous les niveaux, afin d’assurer aux
femmes les mêmes droits, les mêmes accès et les mêmes possibilités de
participation et de prise de décisions dans le domaine économique qu’ont les
hommes et d’éliminer la violence et la discrimination sexistes sous toutes ses
formes ;
6.
Souligne qu’il importe que les gouvernements, les organisations
internationales, dont l’Organisation des Nations Unies, le secteur privé, les
organisations non gouvernementales, les syndicats et les autres parties intéressées
créent, aux niveaux national et international, dans tous les domaines de la vie, un
environnement propice à la participation effective de s femmes et des filles au
développement, qu’ils analysent, en tenant compte du principe de l’équité entre les
sexes, les lois et règlements, politiques et programmes ayant trait à la stabilité
macroéconomique, aux réformes structurelles, à la fiscalité, au x investissements, en
particulier l’investissement direct étranger, et à tous les secteurs concernés de
l’économie et qu’ils diffusent les analyses ainsi réalisées ;
7.
Demande aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux
autres organisations internationales et régionales agissant dans les limites de leur
mandat respectif, ainsi qu’à tous les secteurs de la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales, et à chaque femme et chaque homme
d’honorer leurs engagements respectifs d’appliquer la Déclaration et le Programme
d’action de Beijing 4 , les textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire 5 et
le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le
développement 6, et de contribuer davantage à la mise en œuvre et au suivi de ces
textes 6 ainsi que des textes issus de leur examen ;
8.
Considère qu’il importe que les hommes et les garçons s’engagent sans
réserve, en tant que partenaires stratégiques, alliés, agents et bénéficiaires du
changement, dans l’action destinée à instaurer l’égalité des se xes et à autonomiser
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Rapport de la Conférence internationale sur le financement du développement, Monterrey
(Mexique), 18-22 mars 2002 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.02.II.A.7),
chap. I, résolution l, annexe.
Résolution 63/239, annexe.
Résolution 69/313, annexe.
17-23312