A/RES/53/155
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Constatant avec inquiétude, à l’occasion du cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits
de l’homme1, que plus d’un milliard d’êtres humains continuent de souffrir de la pauvreté absolue, de la
faim, des maladies, de l’insuffisance de logements, de l’analphabétisme et du désespoir, ce qui est une
situation inacceptable,
Réaffirmant la volonté, exprimée dans la Charte des Nations Unies, de favoriser le progrès social et
d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
Sachant que la Commission des droits de l’homme continue d’examiner la question et que, par sa
résolution 1998/72 du 22 avril 19982, elle a créé un mécanisme de suivi, initialement pour une période
de trois ans,
Notant que la coordination et la coopération à l’échelle du système des Nations Unies sont nécessaires
si l’on veut contribuer plus efficacement à la promotion et à la réalisation du droit au développement,
Considérant que le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a un rôle important
à jouer dans la promotion, la défense et la réalisation du droit au développement, notamment grâce à une
coopération accrue dans ce sens avec les organismes compétents des Nations Unies,
Réaffirmant que pour que l’exercice du droit au développement puisse progresser de façon durable,
il est nécessaire d’élaborer des politiques de développement efficaces au niveau national et d’instaurer des
relations économiques équitables et un climat économique favorable au niveau international,
Considérant que l’application de la Déclaration sur le droit au développement3 exige des politiques
de développement et un appui efficaces au niveau international sous la forme d’une action effective des
États, des organes et organismes des Nations Unies et des organisations non gouvernementales
compétentes,
Soulignant que pour que l’exercice du droit au développement puisse progresser de façon durable,
il est indispensable que les droits de l’homme et les libertés fondamentales soient tous pleinement
respectés,
Réaffirmant qu’il est nécessaire que tous les États agissent à l’échelon national et à l’échelle
internationale pour assurer l’exercice de tous les droits de l’homme et qu’il faut mettre en place des
mécanismes d’évaluation adéquats pour promouvoir la Déclaration sur le droit au développement,
Constatant avec préoccupation que, plus de dix ans après l’adoption de la Déclaration sur le droit
au développement, et alors qu’une mondialisation croissante a fait apparaître de nouveaux problèmes et
de nouvelles possibilités de développement, des obstacles à l’exercice du droit au développement subsistent
aux niveaux tant national qu’international, que l’on a vu apparaître de nouveaux obstacles à l’exercice des
1
Résolution 217 A (III).
2
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 1998, Supplément No 3 (E/1998/23), chap.
II, sect. A.
3
Résolution 41/128, annexe.
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