Consolider les acquis et intensifier l’action menée pour lutter contre
le paludisme et l’éliminer dans les pays en développement,
particulièrement en Afrique, à l’horizon 2030
A/RES/72/309
Constatant que les pays impaludés sont déterminés à combattre la maladie, et
estimant qu’ils doivent continuer d’augmenter les ressources internes qu’ils
consacrent à cette fin,
1.
Accueille avec satisfaction le rapport de l’Organisation mondiale de la
Santé transmis par le Secrétaire général 12 et demande d’appuyer la mise en œuvre des
recommandations qui y figurent ;
2.
Demande que soit apporté un soutien accru à l’exécution des engagements
pris et à la réalisation des objectifs fixés à l’échelon international en matière de lutte
contre le paludisme, dont la cible 3.3 de l’objectif de développement durable n o 3 1 et
les cibles connexes énoncées dans la Stratégie technique mondiale de lutte contre le
paludisme 2016-2030 de l’Organisation mondiale de la Santé 6 ;
3.
Prend note avec satisfaction du Cadre catalytique pour éliminer le sida, la
tuberculose et le paludisme en Afrique à l’horizon 2030, adopté par l’Union africaine
à son vingt-septième sommet, tenu à Kigali du 10 au 18 juillet 2016 ;
4.
Salue la décision prise par l’Assemblée des chefs d’État et de
gouvernement de l’Union africaine à sa vingt-neuvième session ordinaire, tenue à
Addis-Abeba les 3 et 4 juillet 2017, d’adopter l’initiative des 2 millions d’agents de
santé communautaires en Afrique et de demander au Programme commun des Nations
Unies sur le VIH/sida, à l’Organisation mondiale de la Santé et à d’autres partenaires,
notamment le Groupe des Vingt, d’en appuyer et d’en faciliter la mise en œuvre ;
5.
Engage les pays impaludés à affecter davantage de ressources à la lutte
contre la maladie, et à revoir et renforcer leurs stratégies nationales en les alignant
sur les recommandations techniques de l’Organisation mondiale de la Santé,
lesquelles devraient être rigoureusement transposées dans les plans nationaux relatifs
à la santé et au développement ;
6.
Engage également les pays où le paludisme est endémique à adopter une
démarche multisectorielle dans la lutte antipaludique, en mobilisant tous les services
de l’État afin de tenir pleinement compte des facteurs sociaux, environnementaux et
économiques de la maladie et en tirant partie des synergies qui existent avec les autres
priorités de développement, dont la mise en place progressive d ’une couverture
sanitaire universelle ;
7.
Engage en outre les pays où le paludisme est endémique à étendre
rapidement les services de prévention, de diagnostic et de traitement du paludisme, à
mettre à profit les moyens existants pour procéder à l’intégration de ces services, dans
la mesure du possible, et à consolider les systèmes en vue de répondre aux besoins
des populations locales ;
8.
Demande aux États Membres, agissant avec l’appui des partenaires de
développement, de garantir l’accès universel à des outils salvateurs de prévention, de
diagnostic et de traitement du paludisme, tout particulièrement à l’ensemble
d’interventions de base recommandées par l’Organisation mondiale de la Santé 13, et
d’assurer l’équité d’accès aux services de santé pour toutes les personnes exposées
__________________
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13
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Voir A/72/822.
L’ensemble d’interventions de base – lutte antivectorielle, chimioprévention, tests de diagnostic
et traitement de qualité garantie – peut réduire considérablement la morbidité et la mortalité
(voir par. 36 de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016 -2030).
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