Traite des femmes et des filles
A/RES/67/145
intergouvernementales et gouvernementales concernées, chacun dans les limites de
son mandat, ainsi que la société civile, pour s’attaquer à ce crime grave qu’est la
traite d’êtres humains, et engageant ces diverses entités à poursuivre leurs efforts et
à diffuser leurs connaissances et leurs meilleures pratiques aussi largement que
possible,
Prenant note du mandat de la Rapporteuse spéciale sur la traite des êtres
humains, en particulier des femmes et des enfants, et du fait qu’une partie de la
tâche dont celle-ci doit s’acquitter consiste à intégrer des considérations liées au
sexe et à l’âge dans tous les aspects de son mandat, notamment à recenser les
vulnérabilités liées au sexe et à l’âge dans le contexte de la traite des personnes,
Constatant que les crimes sexistes sont visés dans le Statut de Rome de la
Cour pénale internationale 11, qui est entré en vigueur le 1er juillet 2002,
Considérant que tous les États sont tenus d’agir avec la diligence voulue pour
prévenir la traite d’êtres humains, enquêter à son sujet et en punir les auteurs, ainsi
que d’en secourir et d’en protéger les victimes, et que le fait de manquer à cette
obligation constitue pour les victimes une violation de leurs libertés et droits
fondamentaux et un obstacle ou un empêchement à l’exercice de ceux-ci,
Vivement préoccupée par le fait qu’un nombre croissant de femmes et de filles
sont victimes de la traite, tant à destination des pays développés qu’à l’intérieur de
régions ou d’États ou entre eux, et constatant que les hommes et les garçons sont
aussi victimes de la traite, notamment à des fins d’exploitation sexuelle,
Considérant que certains des efforts actuellement déployés pour lutter contre
la traite d’êtres humains ne sont pas suffisamment adaptés au sexe et à l’âge des
victimes pour venir efficacement en aide aux femmes et aux filles, qui sont
particulièrement vulnérables à la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de travail
forcé, de services et d’autres formes d’exploitation, et qu’il est par conséquent
nécessaire d’adopter une démarche mieux adaptée au sexe et à l’âge pour tout ce qui
concerne la lutte contre la traite des personnes,
Considérant également qu’il importe d’étudier les effets de la mondialisation
sur le problème particulier de la traite des femmes et des enfants, en particulier des
filles,
Considérant en outre que la pauvreté, le chômage, l’absence de perspectives
socioéconomiques, la violence sexiste, la discrimination et la marginalisation sont
quelques-uns des facteurs qui contribuent à exposer les personnes à la traite,
Consciente de la nécessité d’intensifier les efforts concernant l’établissement
de documents pertinents, notamment d’actes de naissance, afin de réduire
l’exposition au risque de traite et de faciliter l’identification des victimes de la traite
d’êtres humains,
Considérant que, malgré les progrès accomplis, des obstacles continuent
d’entraver la prévention de la traite des femmes et des filles et la lutte contre cette
traite et que de nouveaux efforts devraient être faits pour adopter une législation
appropriée et des programmes permettant de la faire appliquer et continuer
d’améliorer la collecte de données et de statistiques fiables ventilées par sexe et par
âge autorisant une analyse adéquate de la nature et de l’ampleur de la traite des
femmes et des filles et des facteurs de risque en la matière,
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 2187, no 38544.
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