A/RES/67/145 Traite des femmes et des filles Considérant également qu’il importe d’étudier le lien entre migration et traite d’êtres humains en vue de poursuivre l’action menée pour protéger les travailleuses migrantes contre la violence, la discrimination, l’exploitation et les mauvais traitements, Préoccupée par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information, y compris Internet, pour l’exploitation de la prostitution d’autrui, la traite des femmes à des fins de mariage, l’exploitation des femmes et des enfants, la pédopornographie, la pédophilie et toutes les autres formes d’exploitation sexuelle des enfants, Préoccupée également par l’essor des activités des organisations criminelles transnationales et autres qui tirent profit de la traite internationale d’êtres humains, en particulier de femmes et d’enfants, sans se soucier des conditions dangereuses et inhumaines auxquelles elles les soumettent, en violation flagrante des lois nationales et des normes internationales, Considérant que les victimes de la traite sont particulièrement exposées au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée et que, parmi elles, les femmes et les filles subissent souvent de multiples formes de discrimination et de violence, notamment en raison de leur sexe, de leur âge, de leur appartenance ethnique, d’un handicap, de leur culture et de leur religion, ainsi que de leurs origines, et que ces formes de discrimination peuvent en soi favoriser la traite d’êtres humains, Notant qu’une partie de la demande en matière de prostitution et de travail forcé est satisfaite au moyen de la traite d’êtres humains dans certaines parties du monde, Sachant que les femmes et les filles qui sont victimes de la traite en raison de leur sexe sont également désavantagées et marginalisées par le fait qu’elles ne connaissent guère leurs droits fondamentaux et que ceux-ci sont généralement peu reconnus, qu’elles souffrent de la stigmatisation souvent associée à la traite et qu’elles se heurtent à des obstacles qui les empêchent d’avoir accès à des informations fiables et à des mécanismes de recours en cas de violation de leurs droits, et reconnaissant que des mesures spéciales s’imposent pour les protéger et les sensibiliser à ces droits, Engageant la Commission de la condition de la femme à examiner, à sa cinquante-septième session, la question de la traite des femmes et des filles dans le cadre de son thème prioritaire pour 2013 intitulé « Élimination et prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles », Réaffirmant l’importance que revêtent les mécanismes de coopération bilatéraux, sous-régionaux, régionaux et internationaux, ainsi que les initiatives prises, notamment sous forme d’échanges d’informations sur les meilleures pratiques, par les gouvernements et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales pour s’attaquer au problème de la traite d’êtres humains, en particulier de femmes et d’enfants, Réaffirmant également que les initiatives menées à l’échelle mondiale, notamment les programmes internationaux de coopération et d’assistance technique, en vue d’éliminer la traite, en particulier celle des femmes et des enfants, exigent un engagement politique résolu, des efforts coordonnés et cohérents et le concours actif de tous les gouvernements des pays d’origine, de transit et de destination, 4/11

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