A/HRC/RES/20/6
des femmes, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte
international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, interdisent la
discrimination fondée sur le sexe et comportent des garanties visant à assurer l’égalité des
femmes et des hommes, des filles et des garçons, en ce qui concerne l’exercice de leurs
droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sur un pied d’égalité,
Gravement préoccupé par le fait qu’en tous lieux les femmes continuent d’être
victimes d’importants désavantages dus à la législation et aux pratiques discriminatoires, et
que l’égalité de jure et de facto n’a été réalisée dans aucun pays au monde,
Constatant que les femmes doivent faire face à de multiples formes de
discrimination,
Constatant aussi que la pleine participation des femmes, sur un pied d’égalité, dans
tous les domaines de la vie est indispensable au développement économique, politique et
social global et intégral de tout pays,
Conscient que l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes exige de tenir
compte du contexte socioéconomique spécifique dans lequel elles se trouvent, et
considérant que les lois, politiques, coutumes et traditions qui limitent la possibilité pour les
femmes de participer pleinement, sur un pied d’égalité, au processus de développement et à
la vie publique et politique sont discriminatoires et risquent de contribuer à la féminisation
de la pauvreté,
Sachant que les femmes et les filles représentent plus de la moitié de la population
mondiale, que l’égalité des droits et des chances est essentielle pour parvenir au
développement économique, politique et social durable et pour trouver des solutions
durables aux défis mondiaux, et que l’égalité entre les sexes est bénéfique pour les femmes,
les hommes, les filles et les garçons dans la société dans son ensemble,
Gardant à l’esprit les difficultés auxquelles doivent encore faire face tous les pays
du monde pour mettre un terme à l’inégalité entre les hommes et les femmes,
Réaffirmant la nécessité d’intensifier les efforts pour éliminer toutes les formes de
discrimination à l’égard des femmes partout dans le monde,
Reconnaissant le travail effectué par l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des
sexes et l’autonomisation de la femme, la Commission de la condition de la femme, le
Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, les titulaires de
mandat au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme sur la violence à
l’égard des femmes, ses causes et ses conséquences, sur la traite des êtres humains, en
particulier des femmes et des enfants, et sur les formes contemporaines d’esclavage, et
d’autres organes, institutions et mécanismes compétents de l’ONU en vue d’éliminer la
discrimination dans la législation et dans la pratique dans le monde entier, et prenant acte
du travail effectué par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme sur la question,
Considérant que les périodes de transition politique offrent une occasion unique de
promouvoir la participation et la représentation des femmes sur un pied d’égalité dans les
domaines de la vie économique, politique et sociale,
1.
Prend acte du travail initial effectué par le Groupe de travail chargé de la
question de la discrimination à l’égard des femmes dans la législation et dans la pratique, et
prend note de son premier rapport1;
2.
Salue l’approche constructive du Groupe de travail et appelle celui-ci, dans
l’accomplissement de son mandat, à poursuivre cette approche et le dialogue avec les États
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A/HRC/20/28.
GE.12-15532