S/RES/2352 (2017)
inacceptable et réaffirmant que des enquêtes approfondies sur ces attaques doivent
rapidement être menées et que les responsables doivent être amenés à en répondre,
Prenant acte des conditions de sécurité dans la zone d’Abyei, décrites par le
Secrétaire général dans son rapport du 11 avril 2017 ( S/2017/312), constatant que,
depuis son déploiement, la FISNUA a contribué à renforcer la paix et la stabilité et
se disant résolu à empêcher que de nouveaux actes de violence contre des civils ou
des déplacements de civils ne se produisent et à éviter les conflits
intercommunautaires,
Se déclarant à nouveau profondément préoccupé par l’absence
d’administration publique et d’état de droit dans la zone d’Abyei, due aux retards
répétés dans la mise en place de l’administration, du Conseil et de la police de la
zone d’Abyei, notamment d’une unité spéciale chargée de traiter les questions
relatives à la migration des populations nomades, lesquels sont essentiels pour le
maintien de l’ordre et la prévention des conflits intercommunautaires dans cette
zone, et se félicitant à cet égard de l’action que mène la FISNUA pour appuyer et
renforcer les comités de protection communautaire et pour continuer d ’œuvrer aux
côtés des deux gouvernements sur cette question,
Notant avec préoccupation que la mise en place des institutions temporaires et
la détermination du statut définitif d’Abyei sont systématiquement reportées et que
la persistance du risque de violences intercommunautaires contribue à la montée des
tensions dans la zone d’Abyei, notamment celles qui empêchent le personnel
soudanais de la FISNUA et d’autres organismes de retourner à Abyei,
Exhortant toutes les parties à s’abstenir de toute action unilatérale qui pourrait
envenimer les relations intercommunautaires dans la zo ne d’Abyei, se déclarant
préoccupé par les répercussions durables de ce que le Groupe de mise en œuvre de
haut niveau de l’Union africaine a qualifié dans sa déclaration à la presse du
6 novembre 2013 de « décision des Ngok Dinka d’organiser un référendum
unilatéral » et, dans ce contexte, notant également que le Gouvernement soudanais a
procédé à ses élections nationales d’avril 2015 à Abyei,
Conscient de la situation humanitaire actuelle, dans laquelle les organisations
humanitaires continuent de fournir une assistance à 160 000 personnes dans la zone
d’Abyei, et de l’importance de la cohérence de l’assistance fournie par les
organismes des Nations Unies dans la région, et soulignant qu’il faut faciliter
d’urgence l’acheminement de l’aide humanitaire à toutes les populations touchées,
Affirmant qu’il importe que les déplacés rentrent chez eux de leur plein gré, en
toute sécurité et dans la dignité et s’y réintègrent durablement, et que la paix et
l’ordre règnent pendant la saison des migrations, dans le respect des parcours
migratoires traditionnels qui mènent du Soudan au Soudan du Sud à travers Abyei,
et exhortant la FISNUA à continuer de prendre les mesures nécessaires pour assurer
la sécurité dans la zone d’Abyei, conformément à son mandat,
Rappelant sa résolution 2117 (2013), vivement préoccupé par le fait que le
transfert illicite, l’accumulation déstabilisante et le détournement d’armes légères et
de petit calibre menacent la paix et la sécurité à Abyei, se félicitant de la mise en
place des infrastructures, systèmes et politiques de confiscation, de stockage et de
destruction des armes, et engageant la FISNUA à assurer la protection adéquate de
ces infrastructures,
Préoccupé par la présence résiduelle de mines et de restes explosifs de guerre
dans la zone d’Abyei, qui compromet la sécurité du retour des déplacés, celle des
migrations et les activités de subsistance,
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