A/RES/52/195
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Constatant que les pratiques discriminatoires en usage en matière d'éducation et de formation, de
recrutement, de rémunération, de promotion et de mobilité horizontale continuent de limiter les possibilités
des femmes, notamment sur le plan de l'emploi et sur les plans économique et professionnel, de peser sur
leur mobilité et de les empêcher de réaliser pleinement leur potentiel,
Réaffirmant que les investissements réalisés dans l'amélioration de la condition des femmes et des jeunes
filles ont des effets multiplicateurs sur la productivité, l'efficacité et la croissance économique soutenue,
Constatant que les dures conditions socioéconomiques qui existent dans de nombreux pays en
développement, en particulier en Afrique et dans les pays les moins avancés, ont entraîné une féminisation
accélérée de la pauvreté, surtout dans les zones rurales et dans les ménages dont le chef est une femme,
Réaffirmant que les femmes contribuent de manière déterminante à l'activité économique et à la lutte
contre la pauvreté par leur travail, rémunéré ou non, au foyer, dans la communauté et dans le monde du
travail, et que le renforcement de leur pouvoir d'action est un élément décisif du combat pour l'élimination
de la pauvreté,
Constatant qu'il demeure nécessaire d'analyser les effets des programmes d'ajustement structurel afin d'en
atténuer toute conséquence néfaste pour les femmes, surtout en ce qui concerne la réduction des services
sociaux, éducatifs et sanitaires et l'élimination des subventions accordées pour les denrées alimentaires et le
combustible,
Consciente que, tout en créant des possibilités d'emploi pour les femmes dans certains pays, les processus
de mondialisation et de libéralisation ont également créé des risques pour elles et les ont marginalisées dans
les pays en développement,
Considérant que le secteur non structuré constitue dans les pays en développement une importante source
d'activités et d'emplois pour les femmes et qu'il faut améliorer la collecte de données sur l'importante
contribution de ce secteur,
Se déclarant préoccupée par le fait que les femmes sont faiblement représentées dans les organes de
prise de décisions économiques, notamment lorsqu'il s'agit de formuler des politiques monétaires et
financières et les règlements régissant les rémunérations,
Encourageant le lancement de programmes d'intermédiation financière visant à assurer l'égalité des
conditions d'accès, pour les femmes rurales, au crédit et aux intrants et outils agricoles et, en particulier, à
assouplir pour les femmes les garanties exigées pour l'accès au crédit,
Soulignant la nécessité d'un milieu de travail favorable à la famille, notamment en ce qui concerne la
durée du travail et la souplesse des horaires et l'existence de services de garde d'enfants abordables, et mettant
en avant le principe du partage des responsabilités entre les hommes et les femmes en vue de parvenir à
l'égalité des sexes,
Soulignant également que, en ne tenant pas compte des sexospécificités dans la formulation et
l'application des politiques, on aggrave la féminisation de la pauvreté et l'inefficacité économique, ce qui
entraîne des coûts sociaux élevés,
Notant l'importance du rôle qui incombe aux organismes et organes des Nations Unies, particulièrement
aux fonds et programmes et notamment au Fonds de développement des Nations Unies pour la femme et à
l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme, pour faciliter le progrès
des femmes dans le contexte du développement,
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