A/HRC/RES/45/27
électoral, sachant que dans le cadre des futures élections, il devrait assurer la représentation
de tous les Somaliens, conformément à l’engagement pris de longue date de tenir des
élections selon le principe « une personne, une voix » ;
h)
De concrétiser l’engagement qu’il a pris de réformer le secteur de la sécurité,
notamment en veillant à ce que les femmes participent activement à la mise en place du
système national de sécurité, de sorte que les forces et institutions de sécurité somaliennes
respectent les règles applicables du droit national et international, ainsi que le droit
international des droits de l’homme, notamment pour ce qui est de protéger les personnes
contre la violence sexuelle et la violence fondée entre autres sur le genre, de prévenir les
exécutions extrajudiciaires, et de renforcer la responsabilisation interne et externe de toutes
les forces et institutions de sécurité concernées ;
i)
De poursuivre la mise en œuvre des plans d’action visant à prévenir le
recrutement et l’utilisation illicites d’enfants dans toutes les forces armées, qu’il s’agisse de
forces opérant au niveau national, fédéral ou local ou de groupes tels que Al-Shabaab, et de
collaborer avec les organismes spécialisés, comme le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance, afin de garantir que les anciens enfants soldats et les enfants de moins de 18 ans
utilisés dans le conflit armé soient traités comme des victimes et bénéficient d’une
réadaptation conformément aux normes internationales ;
j)
D’accélérer l’application des dispositions du communiqué conjoint ainsi que
l’adoption et la mise en œuvre du nouveau plan d’action national contre les violences
sexuelles dans les conflits ;
k)
De poursuivre le processus visant à élaborer un plan d’action national pour la
mise en œuvre des activités concernant les femmes et la paix et la sécurité, y compris la
résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité et les résolutions ultérieures du Conseil sur
cette question, compte tenu de l’adoption par le Cabinet d’une charte des femmes
somaliennes visant à renforcer la participation des femmes à la consolidation de la paix et
au progrès socioéconomique dans le cadre des efforts de stabilisation et de reconstruction
de la Somalie ;
l)
De réviser la loi modifiée sur les médias, promulguée en août 2020, et de
faire en sorte qu’elle soit conforme au droit international des droits de l’homme ;
m)
De concrétiser l’engagement qu’il a pris de mettre fin à la culture de
l’impunité, d’amener les auteurs de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces
droits à rendre des comptes, en faisant en sorte que les violations des droits de l’homme
donnent lieu sans délai à des enquêtes indépendantes, impartiales, approfondies et efficaces,
en achevant d’urgence la création d’une commission nationale des droits de l’h omme
indépendante et dotée de ressources suffisantes et en réformant les mécanismes de justice
étatiques et traditionnels de manière à accroître la représentation des femmes dans
l’administration de la justice, et d’améliorer l’accès des femmes et des enfants à la justice ;
n)
D’accorder la priorité à l’adoption de lois et à l’engagement de réformes
visant à protéger et à faire respecter tous les droits humains des femmes et des filles et à
garantir à celles-ci la pleine jouissance de ces droits, et de combattre, de prévenir et
d’éliminer toutes les formes de violence et de discrimination à l’égard des femmes et des
filles, notamment en adoptant une politique de tolérance zéro à l’égard de la violence
sexuelle et fondée sur le genre, des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés ainsi que de toutes les formes de mutilations génitales féminines, et en
veillant à ce que les auteurs d’actes de violence, d’exploitation et d’abus sexuels et fondés
sur le genre aient à rendre des comptes, quel que soit leur statut ou leur rang ;
o)
De continuer à reconnaître l’importance d’un dialogue ouvert à tous et des
processus de réconciliation locale pour la stabilité en Somalie, et de redoubler d’efforts, de
concert avec les États membres de la Fédération, pour montrer la voie à suivre, désamorcer
les tensions et nouer un dialogue constructif ;
p)
D’accroître l’appui et les ressources accordés aux ministères et institutions
chargés de l’administration de la justice et de la protection des droits de l’homme, en
particulier le Ministère de la condition de la femme et de la promotion des droits de
l’homme aux niveaux de la Fédération et des États, notamment en finançant intégralement
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GE.20-13364