A/HRC/RES/20/10 supervision systématique, à l’échelle nationale, de leur mise en œuvre, et souligne également que le règlement des questions de politique macroéconomique et financière et la réalisation des objectifs de développement social au sens large doivent toujours aller de pair et se voir accorder la même importance, compte tenu du contexte, des priorités et des besoins propres à chaque pays débiteur, l’objectif étant d’affecter les ressources d’une façon qui assure un développement équilibré et, partant, la réalisation intégrale des droits de l’homme; 20. Souligne que les programmes de réforme économique liés à la dette extérieure doivent donner aux pays en développement autant de marge d’action que possible dans leurs efforts nationaux de développement, en tenant compte de l’avis des parties prenantes, de manière à assurer un développement équilibré propice à la réalisation intégrale de tous les droits de l’homme; 21. Souligne également que les programmes économiques liés à l’allégement et à l’annulation de la dette extérieure ne doivent pas reproduire les politiques d’ajustement structurel antérieures qui n’ont pas fonctionné, telles que les exigences dogmatiques en matière de privatisation et de limitation des services publics; 22. Engage les États, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale à continuer de collaborer étroitement pour faire en sorte que les ressources additionnelles dégagées grâce à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés, au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi qu’à d’autres initiatives nouvelles, soient absorbées par les pays bénéficiaires sans que soient compromis, pour autant, d’autres programmes en cours; 23. Engage les créanciers, en particulier les institutions financières internationales, ainsi que les débiteurs, à étudier la possibilité de consacrer des études à l’incidence qu’ont sur les droits de l’homme les projets de développement, les accords de prêt ou les documents de stratégie de réduction de la pauvreté; 24. Réaffirme que l’exercice des droits fondamentaux de la population des pays débiteurs à l’alimentation, au logement, à l’habillement, à l’emploi, à l’éducation, aux services de santé et à un environnement salubre ne peut pas être subordonné à l’application de politiques d’ajustement structurel, de programmes de croissance et de réformes économiques liés à la dette; 25. Engage instamment les États, les institutions financières internationales et le secteur privé à prendre d’urgence des mesures visant à alléger le problème de la dette des pays en développement particulièrement touchés par le VIH/sida, afin que davantage de ressources financières puissent être libérées et consacrées aux soins de santé, à la recherche et au traitement des populations dans les pays touchés; 26. Réaffirme que, pour trouver une solution durable au problème de la dette et aux fins d’envisager tout mécanisme nouveau visant à régler ce problème, il doit exister au sein du système des Nations Unies, entre les pays créanciers, les pays débiteurs et les institutions financières multilatérales, un large dialogue politique fondé sur le principe des intérêts et des responsabilités partagés; 27. Prie de nouveau la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme d’accorder une attention accrue au problème du fardeau de la dette des pays en développement, en particulier les moins avancés, et spécialement aux incidences sociales des mesures liées à la dette extérieure; 28. Prie l’expert indépendant de continuer d’étudier les liens avec le commerce et d’autres questions, notamment le VIH/sida, dans son examen des incidences des politiques d’ajustement structurel et de la dette extérieure, et également de contribuer, selon qu’il conviendra, au processus chargé du suivi de la Conférence internationale sur le GE.12-16202 5

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