A/HRC/38/46
91.
Le Groupe de travail recommande au Conseil des droits de l’homme de lui
permettre d’exécuter son mandat en bénéficiant de ressources suffisantes et de la
coopération d’autres entités, dont les mécanismes régionaux, les institutions nationales
des droits de l’homme et les organisations locales de défense des droits des femmes,
ainsi que de l’assistance nécessaire pour se faire connaître et accroître sa visibilité
auprès des acteurs locaux qui peuvent ne pas avoir accès au système international.
92.
Le Groupe de travail recommande aux organismes des Nations Unies :
a)
De maintenir les garanties actuelles du droit international relatives aux
droits fondamentaux des femmes, en particulier le droit des femmes à l’égalité dans
tous les domaines de la vie ainsi que leur droit de ne pas être victimes de
discrimination, et de résister à toutes les tentatives menées notamment par des
groupes de pression conservateurs ou religieux pour affaiblir ces garanties ;
b)
De réaffirmer la validité de la terminologie arrêtée en ce qui concerne
l’égalité des sexes et de lutter contre son utilisation abusive ;
c)
D’élaborer un cadre d’action intégré qui tienne compte du caractère
indissociable de tous les droits, et qui reconnaisse, à ce titre, la nécessité de mettre fin
à la discrimination dans tous les domaines de la vie des femmes ;
d)
De veiller à ce que les défenseuses des droits de l’homme et les
organisations locales bénéficient d’une protection efficace et d’un accès adéquat aux
instances de l’ONU étant donné le rétrécissement du champ d’action de la société
civile ;
e)
De renforcer la coopération et les synergies et d’identifier les failles du
système, et de formuler des recommandations sur la manière de les surmonter dans le
cadre du processus de réforme en cours de l’ONU, en invitant toutes les entités
concernées à participer à un exercice d’autoquestionnement et de responsabilisation
afin de dégager des pistes pour mieux défendre les droits des femmes ;
f)
De continuer d’œuvrer en faveur de la parité des sexes au sein de l’ONU
et de prendre des engagements pour que l’égalité des sexes devienne une réalité ;
g)
De veiller à ce que le Groupe de travail puisse contribuer utilement aux
travaux de la Commission de la condition de la femme, notamment en instituant une
procédure officielle de présentation de rapports devant la Commission et en faisant en
sorte qu’il participe à la réunion du Groupe d’experts qui se tient avant chaque
session de la Commission ;
h)
De veiller à ce que les titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales prennent véritablement en compte les droits des femmes, tout en
reconnaissant qu’un nombre croissant d’entre eux consacrent des rapports entiers à
la situation des droits des femmes dans le cadre de leur mandat ;
i)
De structurer davantage la communication et la collaboration entre le
Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et le Groupe de
travail, tout en reconnaissant les efforts faits actuellement par ces deux organes pour
qu’au moins l’une de leurs sessions annuelles respectives se chevauche afin de
permettre des échanges plus intéressants et systématiques ;
j)
D’organiser une rencontre de haut niveau réunissant tous les
mécanismes et entités œuvrant pour les droits des femmes aux niveaux international et
régional afin de réfléchir à de nouvelles pistes de collaboration et aux moyens de
promouvoir efficacement les droits des femmes et l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes et des filles. Cette rencontre pourrait être organisée par
ONU-Femmes, avec l’appui du HCDH.
93.
Le Groupe de travail recommande à la société civile de trouver des synergies
entre les divers mouvements progressistes qui défendent les droits des femmes et de
s’efforcer de concilier les différents objectifs poursuivis afin d’adopter des priorités
communes et de tenir en échec les fondamentalistes qui s’opposent à l’égalité des
sexes.
GE.18-07710
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