A/HRC/38/46 47. Le Groupe de travail partage l’avis de la Rapporteuse spéciale dans le domaine des droits culturels, qui a souligné que toutes ces dérives hostiles aux droits, qu’elles soient le fait d’États ou d’acteurs non étatiques, au niveau international ou national, devaient être combattues par une vigoureuse action internationale fondée sur les droits de l’homme, qui fasse une place centrale aux droits fondamentaux des femmes (voir A/72/155, par. 3). Dans ce contexte de retour en arrière, il est essentiel d’affecter les ressources nécessaires aux mécanismes qui œuvrent à la réalisation des droits fondamentaux des femmes. Il est également crucial d’améliorer la communication et la collaboration entre tous les intervenants et d’éviter toute incohérence au sein du système. 48. À une époque où le monde devrait progresser sans relâche vers une égalité toujours plus grande et l’élimination de la discrimination, les militantes des droits des femmes se heurtent bien trop souvent aux arguments spécieux de ceux qui invoquent la tradition, la culture, la religion ou la souveraineté de l’État pour empêcher les femmes de prendre leur place légitime dans la société et dans la famille en tant qu’égales, ou d’exercer un contrôle total sur leur corps et leur personne. Le Groupe de travail constate que malgré le principe, énoncé dans la Déclaration et le Programme d’action de Vienne, selon lequel les droits de l’homme sont universels, indivisibles et interdépendants, des acteurs conservateurs et des groupes fondamentalistes tentent de saper les fondements sur lesquels repose l’ensemble du système des droits de l’homme. Il insiste sur le fait que les instances dirigeantes au niveau mondial, y compris les organismes internationaux de défense des droits de l’homme, les États et les entités des Nations Unies, ainsi que la société civile, doivent se prémunir contre ces attaques rétrogrades afin de veiller à ce que le cadre juridique des droits de l’homme ne soit pas compromis. Il estime que le moment est venu d’examiner sous un angle critique les engagements envers les femmes qui n’ont pas été tenus et de prendre des mesures correctives. C. Efforts du Groupe de travail pour contribuer à l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes 49. Face à ces tendances rétrogrades, le Groupe de travail n’a eu de cesse d’appeler à l’élimination de toute loi, politique ou pratique ayant un effet discriminatoire sur les femmes et les filles, et s’est attaché à dénoncer tout discours antidroits et toute action entravant le respect des normes relatives aux droits de l’homme, en particulier en matière d’égalité des sexes. 1. Travaux du Groupe de travail 50. Le Groupe de travail a déployé des efforts considérables pour contribuer à promouvoir l’égalité concrète et l’élaboration de normes progressistes dans un certain nombre de domaines thématiques. Il a remis en question le statu quo et abordé des domaines dans lesquels les normes sont contestées ou fragiles mais la protection des droits fondamentaux des femmes est indispensable pour parvenir à l’égalité et à l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. 51. Depuis sa création en 2010, le Groupe de travail s’est efforcé d’organiser ses travaux d’une manière qui serve au mieux le mandat que lui a confié le Conseil des droits de l’homme et qui contribue le mieux possible à l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (voir A/HRC/20/28). Il s’est efforcé d’aider les États et les autres parties prenantes à trouver et à entretenir la volonté politique nécessaire pour s’acquitter de leurs obligations au titre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et pour créer un environnement propice à la réalisation de l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, conformément à l’objectif 5 des objectifs de développement durable, mais aussi au respect du principe transversal consistant à ne laisser personne pour compte. 52. Compte tenu des travaux menés par les organes internationaux et régionaux de défense des droits de l’homme et les autres titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, le Groupe de travail a décidé qu’il ferait fond sur les normes et initiatives existantes ainsi que sur les connaissances et outils déjà mis au point par les États, les GE.18-07710 13

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