A/RES/60/210 monde du travail, et à prendre des mesures concrètes pour assurer l’égalité de rémunération entre hommes et femmes pour un travail égal ou de valeur égale ; 15. Demande instamment aux gouvernements de prendre toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes en ce qui concerne l’accès aux prêts bancaires, aux prêts hypothécaires et aux autres formes de crédit, en accordant une attention particulière aux femmes pauvres et sans instruction, et en encourageant l’accès des femmes à l’aide juridique ; 16. Demande aux gouvernements et aux associations de chefs d’entreprise de faciliter l’accès des femmes, et notamment des jeunes femmes et des femmes chefs d’entreprise, à l’éducation et à la formation dans les domaines des affaires, de l’administration et des technologies de l’information et des communications ; 17. Est consciente du rôle que joue le microfinancement, y compris le microcrédit, dans l’élimination de la pauvreté, le renforcement du pouvoir d’action des femmes et la création d’emplois, note à cet égard qu’il importe que les systèmes financiers nationaux soient solides, et encourage le renforcement des institutions de microcrédit existantes ou nouvelles et de leurs capacités, notamment grâce à l’appui des institutions financières internationales ; 18. Souligne la nécessité d’aider les femmes des pays en développement, en particulier les associations locales de femmes, à avoir accès sans restriction aux nouvelles technologies, notamment dans le domaine de l’information, et à les utiliser pleinement en vue de renforcer leur pouvoir d’action ; 19. Encourage vivement les États à élaborer des lois et à réviser celles qui existent en vue d’accorder aux femmes, en toute égalité avec les hommes et sans restriction aucune, le droit de posséder des terres et d’autres biens, notamment transmis par héritage, et à entreprendre des réformes administratives et autres mesures nécessaires pour garantir aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes en matière de crédit, de capitaux, de technologies appropriées et d’accès aux marchés et à l’information ; 20. Engage les gouvernements à encourager le secteur financier à intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans ses politiques et programmes ; 21. Engage également les gouvernements à prendre des dispositions, notamment sur le plan législatif, pour que le milieu de travail soit favorable à la famille et tienne compte des considérations spécifiquement féminines, pour que les mères qui travaillent puissent allaiter leur enfant et pour qu’une aide appropriée soit donnée aux enfants des femmes qui travaillent et aux autres personnes à leur charge, et à envisager de promouvoir des politiques et des programmes qui permettent aux hommes et aux femmes de concilier leurs responsabilités professionnelles, sociales et familiales ; 22. Est consciente de la nécessité de donner aux femmes, en particulier aux femmes pauvres, des moyens d’action sur les plans économique et politique et, à cet égard, engage les gouvernements, avec l’appui de leurs partenaires de développement, à investir dans des infrastructures et autres projets appropriés, et à créer des possibilités d’émancipation économique, afin de contribuer à libérer les femmes et les filles des tâches quotidiennes qui leur prennent beaucoup de temps ; 23. Se déclare préoccupée par le fait que la pandémie du VIH/sida aggrave les inégalités entre les sexes et que les femmes et les jeunes filles assument une part disproportionnée du fardeau qu’impose la crise du VIH/sida, sont davantage 5

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