A/RES/60/169
l’esclavage, l’exploitation sexuelle ou le travail forcé, et engage les États à renforcer
la coopération internationale pour lutter contre ce trafic et l’introduction clandestine
de migrants, et à protéger les victimes de la traite;
23. Encourage les États, avec le concours des organisations non
gouvernementales, à mener des campagnes d’information visant à expliquer les
possibilités, les limites et les droits en cas de migration, de sorte que chacun, en
particulier les femmes, puisse prendre des décisions en connaissance de cause et que
personne ne devienne victime de trafic et n’ait recours à des moyens d’accès
dangereux aux pays de transit et de destination qui mettraient en danger sa vie et
son intégrité physique;
24. Encourage également les États à envisager de participer à des dialogues
internationaux et régionaux sur les migrations regroupant les pays d’origine et les
pays de destination ainsi que les pays de transit, et les invite à envisager de négocier
des accords bilatéraux et régionaux sur les travailleurs migrants dans le cadre des
dispositions applicables du droit relatif aux droits de l’homme, et de concevoir et
réaliser avec des États d’autres régions des programmes visant à défendre les droits
des migrants;
25. Prie les États Membres, les organismes des Nations Unies, les
organisations internationales, la société civile et toutes les parties prenantes, en
particulier le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et le Haut
Commissariat, ainsi que le Rapporteur spécial de la Commission des droits de
l’homme sur les droits de l’homme des migrants, de veiller à ce que la question des
droits de l’homme des migrants soit prise en compte parmi les aspects prioritaires,
dans le débat en cours au sein du système des Nations Unies concernant les
migrations et le développement, ainsi que, en particulier, lors du dialogue de haut
niveau sur les migrations internationales et le développement qui aura lieu en 2006,
conformément à sa résolution 58/208 du 23 décembre 2003;
26. Invite les États, les organismes des Nations Unies, les organisations
intergouvernementales et les organisations non gouvernementales à célébrer, le
18 décembre de chaque année, la Journée internationale des migrants, proclamée par
l’Assemblée générale 20, notamment en diffusant des informations sur les droits de
l’homme et les libertés fondamentales des migrants et sur leur contribution
économique, sociale et culturelle à leur pays d’accueil et à leur pays d’origine, en
échangeant des données d’expérience et en adoptant des mesures propres à assurer
la protection des migrants et à promouvoir plus d’harmonie, de tolérance et de
respect entre les migrants et la société dans laquelle ils vivent;
27. Se félicite de la prorogation pour une période de trois ans du mandat de
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur les droits de
l’homme des migrants et de la nomination d’un nouveau rapporteur spécial, et note
avec intérêt le rapport intérimaire qu’il lui a soumis 21, décrivant les méthodes de
travail qu’il se propose de suivre pour s’acquitter de son mandat;
28. Prie tous les gouvernements de coopérer pleinement avec le Rapporteur
spécial dans l’accomplissement des tâches et fonctions qui lui incombent en vertu de
son mandat, de fournir tous les renseignements requis et de répondre rapidement et
comme il convient à ses requêtes urgentes et d’envisager sérieusement de donner
_______________
20
21
Voir résolution 55/93.
Voir A/60/357.
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