Amélioration du sort des femmes et des filles en milieu rural
A/RES/74/126
dans la puériculture, assurer aux femmes et aux filles rurales des possibilités
d’apprentissage tout au long de la vie et s’employer à éliminer l’analphabétisme des
femmes et des filles, notamment en abolissant les règles discriminatoires qui tiennent
les filles enceintes ou mariées à l’écart du système éducatif et en veillant à la bonne
formation, au recrutement et à la rétention du personnel enseignant dans les zones
rurales, en particulier des femmes lorsqu’elles sont sous-représentées, et construire
des établissements scolaires qui font place aux femmes, offrent à toutes et tous un
cadre d’apprentissage sûr, non violent, inclusif et efficace et facilitent la transition
effective entre les études ou le chômage et le travail décent ;
pp) Promouvoir des programmes d’éducation, de formation et d’information
destinés aux femmes rurales et aux agricultrices qui s’appuient sur des technologies
appropriées et d’un coût abordable et sur les moyens de communication de masse , et
prendre des mesures concrètes pour accroître les compétences, la productivité et les
possibilités d’emploi des femmes rurales grâce à l’enseignement et à la formation
technique, agricole et professionnelle ;
3.
Encourage les États Membres, les entités des Nations Unies et tous les
autres acteurs intéressés à promouvoir l’accès à la protection sociale des ménages
ruraux dirigés par des femmes ;
4.
Engage les États Membres, les entités compétentes des Nations Unies et
toutes les parties prenantes concernées à favoriser la pleine et égale participation des
femmes rurales, dont les femmes autochtones, les agricultrices, les pêcheuses et les
ouvrières agricoles, à un développement agricole et rural durable ;
5.
Prie les institutions et organismes compétents des Nations Unies, en
particulier ceux qui s’occupent des questions de développement, de s’intéresser
activement et de prêter leur appui, dans leurs programmes et leurs stratégies, à
l’autonomisation des femmes rurales et à la satisfaction des besoins p articuliers qui
sont les leurs ;
6.
Souligne qu’il est nécessaire de recenser les pratiques les plus à mêmes de
favoriser l’accès des femmes rurales aux technologies de l’information et des
communications et leur pleine participation, sur un pied d ’égalité, aux activités dans
ce secteur, à répondre aux priorités et aux besoins des femmes et des filles rurales en
tant qu’utilisatrices actives de l’information, et à assurer leur participation à
l’élaboration et à la mise en œuvre de stratégies mondiales, régionales et nationales
dans ce domaine, en prenant les mesures éducatives voulues pour éliminer les
stéréotypes fondés sur le genre qui sont attachés aux femmes dans le domaine
technique ;
7.
Encourage les États Membres à tenir compte des observations finales et
des recommandations faites par le Comité pour l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes et par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels au
sujet des rapports présentés à ces comités lorsqu’ils définiront des politiques et
concevront des programmes spécialement destinés à améliorer la situation des
femmes rurales, y compris ceux qui doivent être élaborés et exécutés en coopération
avec les organisations internationales compétentes ;
8.
Invite les gouvernements à promouvoir l’autonomisation économique des
femmes rurales, y compris en les formant à la création d’entreprise, à adopter des
stratégies de développement rural et des modes de production agricoles intégrant la
problématique femmes-hommes et soucieux des conditions climatiques, et
notamment des cadres budgétaires et les mesures d’évaluation correspondantes, et à
veiller à ce que les besoins et les priorités des femmes et des filles en milieu rural
soient systématiquement pris en compte, de façon à ce qu’elles puissent contribuer
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