Amélioration du sort des femmes et des filles en milieu rural
A/RES/74/126
partenaires égales des hommes et des garçons dans tous les aspects de la vie, et font
obstacle à la réalisation des objectifs de développement durable,
Constatant avec une vive inquiétude qu’alors qu’elles contribuent pour plus de
50 pour cent à la production alimentaire mondiale, les femmes représentent à l’échelle
mondiale 70 pour cent des personnes qui ont faim et que les femmes et les filles sont
touchées de manière disproportionnée par la faim, l’insécurité alimentaire et la
pauvreté, en partie à cause des inégalités entre les femmes et les hommes et de la
discrimination fondée sur le genre,
Se déclarant préoccupée par la condition économique et sociale qui est celle de
nombreuses femmes rurales, lesquelles continuent de pâtir de leur accès limité aux
ressources et débouchés économiques, du fait qu’elles n’ont guère ou pas accès à une
éducation de qualité, aux soins, à la justice, aux services d’assainissement, à la terre,
aux infrastructures et aux technologies durables qui permettent d ’économiser du
temps et de la main-d’œuvre, à l’eau et aux autres ressources naturelles, ainsi qu’au
crédit, aux services de vulgarisation et aux intrants agricoles, et préoccupée également
par le fait que ces femmes sont exclues des mécanismes de planification et de prise
de décisions et qu’elles assument une part disproportionnée des soins et travaux
domestiques non rémunérés,
Soulignant que la pauvreté des femmes rurales est directement liée à l ’absence
de perspectives économiques et d’autonomie, au fait qu’elles n’ont pas accès aux
ressources économiques, aux moyens de production, à un enseignement de qualité ni
à des services d’appui, et qu’elles ne participent pas à la prise de décisions, et
considérant par ailleurs que la pauvreté, le manque d ’autonomie et leur exclusion des
politiques sociales et économiques peuvent exposer les femmes rurales à un risque
accru de violence, laquelle risque d’entraver le développement social et économique
ainsi que la réalisation des objectifs de développement durable,
Constatant que malgré les progrès accomplis en matière d’accès à une éducation
de qualité, les filles rurales demeurent généralement plus nombreuses que les garçons
à être tenues à l’écart du système éducatif, et que parmi les obstacles qui les
empêchent, du fait de leur genre, d’exercer dans des conditions d’égalité leur droit à
l’éducation figurent notamment la féminisation de la pauvreté, le travail des enfants
assumé par les filles, les mariages d’enfants et les mariages précoces ou forcés, les
mutilations génitales féminines, les grossesses précoces et répétées, toutes les formes
de violence, notamment la violence fondée sur le genre, les brutalités et le
harcèlement sur le chemin de l’école et dans les établissements scolaires ainsi que
dans leur environnement informatisé, le manque d’installations sanitaires sûres et
adaptées, y compris pour la gestion de l’hygiène menstruelle, la part disproportionnée
des soins et travaux domestiques non rémunérés qu’elles assument, et les stéréotypes
fondés sur le genre et les normes sociales défavorables qui conduisent les familles et
les collectivités à accorder moins d’importance à l’éducation des filles qu’à celle des
garçons et peuvent influer sur la décision des parents de permettre à leurs filles d ’aller
à l’école,
Consciente du fait que les Directives volontaires pour une gouvernance
responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans
le contexte de la sécurité alimentaire nationale 13 et les Principes pour un investissement
responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires 14 adoptés par le Comité de
la sécurité alimentaire mondiale font de l’égalité des genres l’un des principes directeurs
__________________
13
14
19-22221
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, document CL 144/9
(C 2013/20), annexe D.
Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, document C 2015/20,
annexe D.
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