Renforcement du programme des Nations Unies pour la prévention du crime
et la justice pénale, surtout de ses capacités de coopération technique
A/RES/70/178
d’enquêtes et de poursuites concernant ce commerce illicite, ainsi que les mesures
de justice pénale, conformément à la législation nationale et au droit international,
sachant que le Consortium international de lutte contre la criminalité liée aux
espèces sauvages peut fournir une assistance technique précieuse à cet égard ;
38. Demande aux États Membres d’ériger en infraction grave au sens de
l’alinéa b de l’article 2 de la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée le trafic d’espèces de faune et de flore sauvages protégées
dès lors qu’y participent des groupes criminels organisés ;
39. Demande également aux États Membres de prendre des mesures
appropriées et efficaces pour prévenir et combattre le trafic de pierres et métaux
précieux par des groupes criminels organisés, et notamment, le cas échéant,
d’adopter la législation voulue en matière de prévention, d’enquêtes et de poursuites
concernant le trafic illicite de pierres et métaux précieux et de l’appliquer
effectivement ;
40. Engage les États Membres à continuer d’aider l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime à apporter une assistance technique ciblée, dans le cadre
de son mandat, aux États qui en font la demande, pour mieux les armer contre la
piraterie et d’autres crimes commis en mer, notamment en les aidant à mettre en
place des services répressifs efficaces et à renforcer leurs capacités dans le domaine
judiciaire ;
41. Prend note avec satisfaction des travaux du groupe intergouvernemental
d’experts à composition non limitée chargé d’effectuer une étude approfondie du
problème de la cybercriminalité et des mesures prises par les États Membres, la
communauté internationale et le secteur privé pour y remédier, et prie les États
Membres d’envisager les mesures spéciales à prendre pour mettre en place un
cyberenvironnement sûr et résilient, prévenir et combattre efficacement les actes
criminels commis sur Internet, en accordant une attention particulière à l’usurpation
d’identité, au recrutement aux fins de la traite des personnes et à la protection des
enfants contre l’exploitation et la maltraitance en ligne, et resserrer la coopération
entre services de répression aux niveaux national et international, notamment pour
identifier et protéger les victimes en retirant entre autres d’Internet tout matériel
pornographique mettant en scène des enfants, en particulier toute image de
maltraitance sexuelle d’enfants, améliorer la sécurité des réseaux informatiques et
protéger l’intégrité des infrastructures correspondantes, et s’attacher à fournir une
assistance technique et des services de renforcement des capacités s’inscrivant dans
le long terme afin que les autorités nationales soient mieux à même de faire face à la
cybercriminalité, notamment de prévenir cette criminalité sous toutes ses formes, la
détecter, enquêter à son sujet et en poursuivre les auteurs ;
42. Encourage les États Membres à redoubler d’efforts dans la lutte contre la
cybercriminalité et toutes les formes d’utilisation abusive et criminelle des
technologies de l’information et des communications et à renforcer la coopération
internationale à cet égard ;
43. Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de continuer
d’aider les États Membres qui en font la demande à combattre la fabrication illicite
et le trafic d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions et de soutenir
l’action qu’ils mènent en ce sens compte tenu des liens qui existent entre ces
activités et d’autres formes de criminalité transnationale organisée, notamment en
leur apportant une assistance sur le plan législatif et un appui technique et en les
aidant à mieux collecter et analyser les données ;
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