Les océans et le droit de la mer
A/RES/70/235
régional, national et infranational ainsi que de tous les grands grou pes et, à cet
égard, sont convenus de travailler en liaison plus étroite avec ces groupes et les
autres parties prenantes et de les encourager à participer activement, selon qu’il
conviendrait, aux processus qui concourent à la prise de décisions concernan t les
politiques et les programmes de développement durable ainsi qu’à leur planification
et à leur mise en œuvre à tous les niveaux,
Sachant que les problèmes qui se posent dans l’espace océanique sont
étroitement liés et doivent être envisagés comme un tout, dans une optique intégrée,
interdisciplinaire et intersectorielle, et réaffirmant qu’il faut améliorer la coopération
et la coordination à l’échelon national, régional et mondial, conformément à la
Convention, afin de soutenir et de compléter les efforts que consent chaque État
pour promouvoir l’application et le respect de la Convention ainsi que la gestion
intégrée et la mise en valeur durable des mers et des océans,
Réaffirmant qu’il est indispensable de coopérer, moyennant notamment le
renforcement des capacités et les transferts de techniques marines, afin que tous les
États, surtout ceux en développement et en particulier les moins avancés d’entre eux
et les petits États insulaires, ainsi que les États côtiers d’Afrique, puissent appliquer
la Convention et tirer parti de la mise en valeur durable des mers et des océans, et
aussi participer pleinement aux instances et mécanismes mondiaux et régionaux qui
s’occupent des questions relatives aux océans et au droit de la mer,
Soulignant qu’il faut que les organisations internationales compétentes soient
mieux à même de concourir, par leurs programmes mondiaux, régionaux, sous régionaux et bilatéraux de coopération avec les gouvernements, au renforcement des
capacités nationales dans le domaine des sciences de la mer et dans celui de la
gestion durable des océans et de leurs ressources,
Rappelant que les sciences de la mer sont importantes pour éliminer la
pauvreté, améliorer la sécurité alimentaire, préserver les ressources marines et le
milieu marin de la planète, mieux comprendre, prédire et gérer les phénomènes
naturels et promouvoir la mise en valeur durable des mers et des océans, du fait
qu’elles enrichissent les connaissances grâce à des recherches persévérantes et à
l’analyse des résultats des observations, et permettent d’utiliser ces connaissances à
des fins de gestion et de prise de décisions,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par les graves répercussions
que certaines activités humaines ont sur le milieu marin et la diversité bio logique,
en particulier les écosystèmes marins vulnérables et leur structure physique et
biogène, y compris les récifs coralliens, les habitats des eaux froides, les évents
hydrothermaux et les monts sous-marins,
Soulignant qu’il est nécessaire que le recyclage des navires se fasse sans
risque et dans le respect de l’environnement,
Se déclarant gravement préoccupée par les répercussions économiques,
sociales et environnementales de la modification du donné physique et de la
destruction des habitats marins que peuvent entraîner les activités de développement
terrestres et côtières, en particulier les travaux de poldérisation néfastes au milieu
marin,
Se déclarant de nouveau gravement préoccupée par les effets négatifs, actuels
et prévus, des changements climatiques et de l’acidification des océans sur le milieu
marin et la diversité biologique marine, et soulignant qu’il est urgent de s’y attaquer,
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