A/RES/70/235
Les océans et le droit de la mer
mesures en vue de réduire les effets de cette pollution sur les écosystèmes marins,
y compris en appliquant efficacement les conventions en vigueur adoptées dans le
cadre de l’Organisation maritime internationale et en assurant le suivi des initiatives
prises dans ce domaine, telles que le Programme d’action mondial pour la protection
du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres 77, et en adoptant des
stratégies coordonnées pour y parvenir, et se sont également engagés à agir pour
réduire de façon importante les déchets marins d’ici à 2025, données scientifiques à
l’appui, afin de limiter les dommages causés aux milieux littoraux et marins ;
171. Invite les États à agir, conformément à l’engagement qu’ils ont pris dans
le document « L’avenir que nous voulons », données scientifiques à l’appui, pour
réduire de façon importante d’ici à 2025 les déchets marins afin de limiter les
dommages causés aux milieux littoraux et marins ;
172. Prend note des travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur
l’évolution du climat, note avec préoccupation ses dernières conclusions sur
l’acidification des océans et ses conséquences, ainsi que les conclusions de
l’Organisation météorologique mondiale figurant dans sa publication annuelle
Bulletin sur les gaz à effet de serre, et, à cet égard, engage les États et les
organisations internationales et autres institutions compétentes, agissant séparément
ou ensemble, à poursuivre d’urgence les recherches sur l’acidification des océans,
en particulier les programmes d’observation et de mesure, prenant note en
particulier des travaux qui continuent d’être menés dans le cadre de la Convention
sur la diversité biologique 78 et des paragraphes 6 à 10 de la décision XII/23 sur la
diversité biologique marine et côtière adoptée à la douzième réunion de la
Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biol ogique, tenue à
Pyeongchang (République de Corée) du 6 au 17 octobre 2014 79 , et les invite à
redoubler d’efforts aux échelons national, régional et mondial pour régler le
problème de l’acidification des océans et de ses effets nocifs sur les écosystèmes
marins vulnérables, en particulier les récifs coralliens ;
173. S’inquiète à cet égard des dernières conclusions du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat concernant l’acidification des océans,
les risques importants qu’elle présente pour les écosystèmes marins, notamment les
écosystèmes polaires et les récifs coralliens, et les conséquences néfastes qu’elle
peut avoir sur la pêche et les moyens de subsistance ;
174. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États
ont recommandé d’appuyer les initiatives visant à lutter contre l’acidification des
océans et les incidences des changements climatiques sur les ressources et les
écosystèmes marins et côtiers et réaffirmé à cet égard la nécessité de coopérer pour
empêcher que le phénomène de l’acidification des océans se poursuive et pour
améliorer la résilience des écosystèmes marins et des populations qui en vivent, de
promouvoir la recherche scientifique marine, le suivi et l’observation de
l’acidification des océans et des écosystèmes particulièrement vulnérables,
notamment en améliorant la coopération internationale dans ce domaine ;
175. Se félicite à cet égard de la tenue à Monaco, du 12 au 14 janvier 2015, du
troisième atelier international consacré aux répercussions socioéconomiques de
l’acidification des océans, sur le thème « Combler le fossé entre l’acidification des
océans et l’évaluation économique », organisé par le Centre scientifique de Monaco
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A/51/116, annexe II.
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1760, no 30619.
Voir Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/12/29, sect. I.