Les océans et le droit de la mer A/RES/70/235 et le Centre de coordination de l’action internationale rela tive à l’acidification des océans de l’Agence internationale de l’énergie atomique ; 176. Note avec préoccupation que l’acidité des océans a augmenté d’environ 30 pour cent depuis le début de l’ère industrielle 80 et que l’acidification des eaux du globe qui se poursuit à un rythme alarmant a toutes sortes de répercussions, et engage instamment les États à s’attaquer sérieusement aux causes de l’acidification des océans en tenant compte de la situation et des capacités de chaque pays, à étudier plus avant les effets de ce phénomène et à les réduire au minimum, à renforcer la coopération locale, nationale, régionale et mondiale à cet égard, notamment à mettre en commun des informations pertinentes et à mettre en place des moyens de mesure de l’acidification des océans partout dans le monde, y compris dans les pays en développement, et à prendre des mesures afin de rendre les écosystèmes marins plus sains et donc plus résilients, dans la mesure du possible, face à l’acidification des océans ; 177. Apprécie l’attention accordée à l’acidification des océans à la quatorzième réunion du Processus consultatif informel, et s’engage à continuer de s’intéresser à cette question importante, notamment à prendre en considération la première évaluation mondiale intégrée du milieu marin et les travaux que mène le Centre de coordination de l’action internationale relative à l’acidification des océans ; 178. Encourage les États, agissant séparément ou en collaboration avec des institutions et des organismes internationaux comp étents, à développer leur activité scientifique pour mieux comprendre les effets des changements climatiques sur le milieu marin et sa diversité biologique et trouver les moyens de s’y adapter en tenant compte au besoin du principe de précaution et de l’ap proche écosystémique ; 179. Note la convocation de la vingtième et unième session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015, estime qu’il importe de sensibiliser l’opinion aux effets néfastes des changements climatiques sur le milieu marin, la biodiversité marine et le niveau des mers, et note qu’une Journée de l’océan à la vingtième et unième session de la Conférence des Parties a été célébrée le 4 décembre 2015 ; 180. Engage les États qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties aux accords internationaux visant à préserver le milieu marin et ses ressources biologiques et à les protéger de l’introduction d’organismes aquatiques nuisibles et d’agents pathogènes, de la pollution marine de toute origine, y compris les rejets de déchets et d’autres matières, et d’autres formes de dégradation physique, ainsi qu’aux accords régissant la préparation aux incidents de pollution marine et l’intervention et la coopération en cas d’incident réel et comportant des dispositions relatives à la responsabilité civile et la réparation des dommages causés par la pollution des mers, et les engage également à adopter les mesures qui s’imposent, conformément au droit international, y compris à la Convention, pour faire appliquer et respecter les règles énoncées dans ces accords ; 181. Rappelle que, dans le document « L’avenir que nous voulons », les États ont pris note de la grave menace que représentent les espèces exotiques envahissantes pour les ressources et les écosystèmes marins et se sont engagés à mettre en place des mesures visant à en prévenir l’introduction et à en gérer les __________________ 80 Comme indiqué dans le rapport de 2013 du Groupe de travail I du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, sur les éléments scientifiques des changements climatiques. 33/55

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