A/RES/70/235
Les océans et le droit de la mer
231. Encourage, à cet égard, les États à continuer de s’employer à créer des
aires marines protégées, notamment des réseaux représentatifs, et les invite à
continuer de réfléchir aux moyens d’identifier et de protéger les zones d’importance
écologique ou biologique, conformément au droit international et sur la base des
meilleures informations scientifiques disponibles ;
232. Réaffirme que les États doivent poursuivre et intensifier les efforts qu’ils
font, directement et par l’intermédiaire des organisations internationales
compétentes, pour mettre au point toutes sortes de méthodes et d’outils de
conservation et de gestion des écosystèmes marins vulnérables et en faciliter
l’utilisation, notamment envisager la création d’aires marines protégées, en
conformité avec le droit international, comme prévu dans la Convention, et sur la
base des meilleures données scientifiques disponibles ;
233. Prend note du travail accompli par les États et les organismes et organes
intergouvernementaux compétents, y compris le secrétariat de la Convention sur la
diversité biologique, en vue d’évaluer les données scientifiques sur les aires marines
devant faire l’objet d’une protection et de dresser la liste des critères écologiques
applicables, compte tenu de l’objectif du Sommet mondial pour le développement
durable consistant à mettre au point toutes sortes de méthodes et d’outils et à en
faciliter l’utilisation, comme les approches écosystémiques et la création d’aires
marines protégées, en conformité avec le droit international, comme prévu dans la
Convention, et sur la base d’informations scientifiques, y compris des réseaux
représentatifs 18 ;
234. Rappelle que la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité
biologique a adopté, à sa neuvième réunion, des critères scientifiqu es pour
l’identification d’aires marines d’importance écologique ou biologique devant être
protégées et des orientations scientifiques pour la sélection de ces aires afin
d’établir un réseau représentatif d’aires marines protégées, y compris dans la haute
mer et les habitats des grands fonds marins 101, prend note des travaux menés dans le
cadre de la Convention sur la diversité biologique sur l’application de critères
scientifiques aux aires marines d’importance écologique ou biologique, dans le
cadre de plusieurs ateliers régionaux organisés sur la question, et rappelle également
que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a donné
des orientations pour identifier les écosystèmes marins vulnérables dans ses
directives internationales sur la gestion de la pêche profonde en haute mer ;
235. Prend note des travaux que mène l’Organisation maritime internationale
pour recenser les aires marines constituant des zones maritimes particulièrement
vulnérables et les classer comme telles, les reconnaissant pour leur importance
écologique, socioéconomique ou scientifique et leur vulnérabilité aux activités de
transport maritime international 102 ;
236. Prend note également du Défi de la Micronésie, du projet relatif au
paysage marin du Pacifique tropical oriental, du Défi des Caraïbes et de l’Initiative
du Triangle du Corail, qui visent en particulier à créer des aires marines protégées
nationales et à les relier entre elles afin de faciliter l’approche écosystémique, et
réaffirme à cet égard qu’il faut approfondir la coopération, la coordination et la
collaboration internationales à l’appui de ces initiatives ;
__________________
101
102
42/55
Programme des Nations Unies pour l’environnement, document UNEP/CBD/COP/9/29, annexe I, décision
IX/20, annexes I et II.
Organisation maritime internationale, résolution A.982(24) de l’Assemblée.