A/RES/60/221
5.
Engage vivement les pays où le paludisme est endémique à rechercher la
viabilité financière et à augmenter dans la mesure du possible les ressources
nationales affectées à la lutte contre cette maladie, et à créer des conditions
favorables à une collaboration avec le secteur privé afin d’améliorer l’accès à des
services antipaludiques de qualité ;
6.
Demande aux États Membres, en particulier ceux où le paludisme est
endémique, à instaurer ou renforcer des politiques et plans opérationnels nationaux
afin de porter à au moins 80 p. 100 des populations à risque ou souffrant de
paludisme la couverture d’interventions préventives et curatives d’ici à 2010,
conformément aux recommandations techniques de l’Organisation mondiale de la
santé, de manière à assurer une réduction de l’impact du paludisme d’au moins
50 p. 100 d’ici à 2010 et de 75 p. 100 d’ici à 2015 ;
7.
Engage vivement les États Membres à recenser les ressources humaines
dont leurs services de santé, à tous les niveaux, ont besoin pour atteindre les
objectifs fixés dans la Déclaration d’Abuja sur l’initiative « Faire reculer le
paludisme en Afrique » 8 et les objectifs de développement énoncés dans la
Déclaration du Millénaire2, et à pourvoir à ces besoins en prenant les mesures
voulues pour gérer efficacement le recrutement, la formation et la fidélisation du
personnel de santé ;
8.
Demande à la communauté internationale, notamment en finançant le
Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose et grâce à des
initiatives émanant des pays et bénéficiant d’un appui international suffisant, de
créer les conditions nécessaires pour assurer l’accès à tous à des moustiquaires
imprégnées d’insecticide, à la pulvérisation d’insecticides à effet rémanent à
l’intérieur des habitations et au traitement par association médicamenteuse,
notamment par la distribution gratuite de moustiquaires ;
9.
Prie les organisations internationales compétentes, en particulier
l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance,
d’aider les pays à assurer aussi rapidement que possible la protection universelle des
jeunes enfants et des femmes enceintes dans les régions impaludées, en particulier
en Afrique, au moyen de moustiquaires imprégnées d’insecticide, en veillant à
assurer la viabilité grâce à la participation communautaire et à la mise en œuvre par
l’intermédiaire du système de santé ;
10. Encourage tous les pays d’Afrique qui ne l’ont pas encore fait à mettre
en œuvre les recommandations du Sommet d’Abuja3 visant à réduire ou éliminer les
taxes et les droits de douane sur les moustiquaires et autres équipements nécessaires
à la lutte antipaludique, afin d’en réduire le prix de vente aux consommateurs et de
favoriser le commerce des moustiquaires imprégnées d’insecticide ;
11. Se déclare préoccupée par la multiplication des souches résistantes du
parasite du paludisme dans plusieurs régions du monde ;
12. Encourage tous les États Membres qui se heurtent au problème de la
résistance des parasites aux monothérapies classiques à remplacer celles-ci sans
tarder par des polythérapies, comme l’Organisation mondiale de la santé l’a
recommandé ;
_______________
8
A/55/240/Add.1, annexe.
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