A/RES/60/221
13. Reconnaît l’importance de la mise au point de vaccins efficaces et de
nouveaux médicaments pour prévenir et traiter le paludisme ainsi que la nécessité de
poursuivre et d’accélérer les travaux de recherche, notamment en fournissant un
appui au Programme spécial de recherche et de formation sur les maladies tropicales
du Fonds des Nations Unies pour l’enfance/Programme des Nations Unies pour le
développement/Banque mondiale/Organisation mondiale de la santé et dans le cadre
de partenariats mondiaux efficaces tels que les diverses initiatives concernant les
vaccins antipaludiques et le Partenariat « Médicaments contre le paludisme », en
ayant recours, au besoin, à des mesures d’incitation pour en assurer la mise au
point ;
14. Demande à la communauté internationale de soutenir, y compris par
l’intermédiaire de partenariats mondiaux existants, le développement de nouveaux
médicaments visant à prévenir et à traiter le paludisme, en particulier chez l’enfant
et la femme enceinte, de tests diagnostiques sensibles et spécifiques, de vaccins
efficaces et de nouveaux insecticides et modes d’application afin d’augmenter
l’efficacité et de retarder l’apparition de résistances ;
15. Demande également à la communauté internationale de favoriser l’accès
au traitement combiné à l’artémisinine pour les populations africaines exposées aux
souches résistantes de paludisme à plasmodium falciparum, notamment en allouant
des fonds supplémentaires, en mettant en place de nouveaux mécanismes de
financement pour aider les pays à se procurer des médicaments combinés à base
d’artémisinine, et en intensifiant la production d’artémisinine pour répondre à
l’augmentation des besoins ;
16. Salue le développement des partenariats secteur public-secteur privé pour
la lutte et la prévention antipaludiques, notamment les contributions financières et
en nature de sociétés présentes en Afrique, ainsi que l’implication accrue de
prestataires de services du secteur privé ;
17. Demande aux pays où le paludisme est endémique d’encourager la
collaboration régionale et intersectorielle, tant publique que privée, à tous les
niveaux, en particulier dans les domaines de l’enseignement, de l’agriculture, du
développement économique et de l’environnement, afin de faire progresser la
réalisation des objectifs de la lutte antipaludique ;
18. Demande à la communauté internationale d’apporter son soutien aux
interventions renforcées, conformément aux recommandations du Partenariat visant
à faire reculer le paludisme, afin d’en assurer la mise en œuvre rapide, efficiente et
efficace, de renforcer les systèmes de santé afin de surveiller la contrefaçon de
médicaments antipaludiques et d’en empêcher la distribution et l’utilisation, et de
soutenir les actions concertées, notamment en fournissant une assistance technique
pour améliorer les systèmes de surveillance, de contrôle et d’évaluation et mieux les
aligner sur les plans et systèmes nationaux de manière à mieux suivre l’évolution de
la couverture, de la nécessité d’intensifier les interventions recommandées et du
recul ultérieur de la maladie, et en rendre compte ;
19. Engage vivement les États Membres, la communauté internationale et
tous les acteurs, y compris le secteur privé et le Partenariat visant à faire reculer le
paludisme, à favoriser l’exécution concertée et l’amélioration de la qualité des
activités antipaludiques, conformément aux politiques nationales et à des plans
d’opérations compatibles avec les recommandations techniques de l’Organisation
mondiale de la santé et les actions et initiatives récentes, dont la Déclaration de
Paris sur l’efficacité de l’aide ;
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