A/RES/65/8
des progrès sur les questions concernant les femmes, comme le droit international
lui enjoint obligation ;
43. Réaffirme, au vu de la législation déjà adoptée, l’importance que
continue de revêtir le respect des obligations internationales pour promouvoir les
droits de la femme consacrés dans la Constitution afghane, se félicite que le
Gouvernement afghan se soit engagé à appliquer la loi sur l’élimination de la
violence contre les femmes, y compris à fournir des services aux victimes, et à
présenter en 2010 son rapport au Comité pour l’élimination de la discrimination à
l’égard des femmes ;
44. Condamne avec force les actes de discrimination et de violence dont sont
victimes les femmes et les filles, notamment lorsqu’ils visent des militantes et des
personnalités féminines marquantes de la vie publique, où que ce soit en
Afghanistan, notamment les meurtres, les mutilations et les « crimes d’honneur »
qui sont perpétrés dans certaines régions du pays ;
45. Exprime à nouveau sa reconnaissance au Fonds de développement des
Nations Unies pour la femme qui, par son Fonds spécial pour l’élimination de la
violence contre les femmes et son Fonds d’intervention d’urgence, continue à
combattre la violence dirigée contre les femmes et les défenseurs des droits des
femmes en Afghanistan, et souligne qu’il est nécessaire que la communauté
internationale continue de contribuer à ces fonds ;
46. Se félicite des progrès accomplis et des efforts consentis pour lutter
contre la discrimination par le Gouvernement afghan, engage ce dernier à
s’employer activement à associer tous les éléments de la société afghane, en
particulier les femmes, à l’élaboration et à l’exécution des programmes de secours,
de relèvement, de redressement et de reconstruction ainsi qu’aux programmes
nationaux prioritaires, et à mesurer précisément les progrès réalisés en vue de la
pleine intégration des Afghanes à la vie politique, économique et sociale du pays,
souligne la nécessité pour le Gouvernement de continuer à progresser sur la voie de
l’égalité des sexes, ainsi que le droit international lui enjoint obligation, et de la
démarginalisation des femmes dans la vie politique et l’administration publique, y
compris au niveau infranational, de faciliter leur accès à l’emploi, et d’assurer leur
alphabétisation et leur formation, et demande à la communauté internationale de
continuer à apporter son concours dans ce domaine ;
47. Souligne qu’il faut garantir le respect des droits de l’homme et des
libertés fondamentales des enfants en Afghanistan, accueille avec satisfaction le
rapport initial de l’Afghanistan au Comité des droits de l’enfant et rappelle que tous
les États parties à la Convention relative aux droits de l’enfant 8 et à ses deux
protocoles facultatifs 9 doivent en appliquer pleinement les dispositions, ainsi que
celles des résolutions 1612 (2005) et 1882 (2009) du Conseil de sécurité, en date des
26 juillet 2005 et 4 août 2009, sur les enfants et les conflits armés ;
48. Se déclare préoccupée à cet égard par le recrutement et l’emploi
persistants d’enfants soldats par des groupes armés illégaux et des groupes
terroristes en Afghanistan, souligne qu’il importe de mettre un terme à ces pratiques
contraires au droit international, se félicite des progrès réalisés par le Gouvernement
afghan ainsi que des engagements fermes qu’il a pris à cet égard, notamment en
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Ibid., vol. 1577, no 27531.
Ibid., vol. 2171 et 2173, no 27531.
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