Les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement
A/RES/72/178
e)
De promouvoir l’esprit d’initiative des femmes et leur participation
pleine et effective, sur un pied d’égalité, à la prise de décisions dans la gestion de
l’eau et de l’assainissement, et de veiller à ce qu’une démarche tenant compte de la
problématique hommes-femmes soit adoptée dans le cadre des programmes pour
l’eau et l’assainissement, comprenant notamment des mesures visant à réduire le
temps que les femmes et les filles consacrent à aller chercher l’eau nécessaire au
foyer, de façon à remédier aux effets négatifs de l’inadéquation des services d’eau et
d’assainissement sur l’accès des filles à l’éducation et à protéger les femmes et les
filles contre toute menace ou agression physique, y compris la violence sexuelle,
lorsqu’elles vont chercher l’eau nécessaire au foyer, utilisent des installations
sanitaires hors de chez elles ou pratiquent la défécation en plein air ;
f)
D’éliminer progressivement la défécation en plein air par l’adoption de
politiques visant notamment à améliorer l’accès à l’assainissement des personnes
appartenant à des groupes vulnérables et marginalisés ;
g)
De placer la question de l’assainissement dans un contexte beaucoup plus
large, en prenant en compte la nécessité d’appliquer des logiques intégrées ;
h)
De prendre l’avis des populations locales et d’autres parties prenantes,
notamment la société civile et le secteur privé, sur les solutions permettant d’offrir
un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement et de coordonner les activités
avec elles ;
i)
De redoubler d’efforts pour réduire nettement la proportion des eaux
usées non traitées rejetées dans l’environnement et faire en sorte que les plans et
programmes destinés à améliorer les services d’assainissement tiennent compte de
la nécessité de mettre en place des systèmes adéquats de traitement des eaux usées,
y compris des excréments de nourrissons, dans l’optique de réduire les risques pour
la santé humaine, les ressources en eau potable et l’environnement ;
j)
De prévoir des
fournisseurs d’eau et de
privé, pour faire en sorte
l’origine de violations de
pas ;
mécanismes de responsabilisation efficaces pour tous les
services d’assainissement, notamment ceux du secteur
qu’ils respectent les droits de l’homme, ne soient pas à
ces droits ou d’atteintes à ces droits, ou n’y c ontribuent
5.
Demande aux acteurs non étatiques, dont les entreprises, notamment
transnationales, de s’acquitter de leur responsabilité concernant le respect des droits
de l’homme, y compris les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement,
notamment en coopérant aux enquêtes menées par les États sur les allégations
d’atteintes à ce droit, et en s’associant progressivement aux États pour déceler les
atteintes à ces droits fondamentaux et les réparer ;
6.
Invite les organisations régionales et internationales à appuyer les efforts
faits par les États en vue de réaliser progressivement les droits de l’homme à l’eau
potable et à l’assainissement ;
7.
Demande aux États Membres de renforcer les partenariats mondiaux en
faveur du développement durable afin d’atteindre l’objectif et les cibles du
Programme de développement durable à l’horizon 2030 14, et souligne que le
Programme 2030 marque un changement de paradigme vers un plan d’action plus
équilibré et intégré en vue de la réalisation d’un développement durable qui reflète
l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits de l’homme ;
8.
Réaffirme que le Forum politique de haut niveau pour le développement
durable, sous les auspices de l’Assemblée générale et du Conseil économique et
social, joue un rôle central dans le contrôle du suivi et de l’examen au niveau
mondial, et encourage les États Membres à mettre en commun leurs e xpériences et
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