Le droit à l’alimentation
A/RES/74/149
international et à la Charte et qui compromettent la sécurité alimentaire et
nutritionnelle,
Convaincue que chaque État doit adopter une stratégie compatible avec ses
ressources et ses capacités pour atteindre ses objectifs personnels s’agissant de
l’application des recommandations formulées dans la Déclaration de Rome sur la
sécurité alimentaire mondiale, le Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation
et la Déclaration de Rome sur la nutrition et le Cadre d’action 10, et que, parallèlement,
les États doivent coopérer aux niveaux régional et international pour apporter des
solutions collectives aux problèmes planétaires que sont la sécurité alimentaire et la
sécurité nutritionnelle, dans un monde où les institutions, les sociétés et les économies
sont de plus en plus interdépendantes et où la coordination des efforts et le partage
des responsabilités sont essentiels,
Consciente qu’en dépit des efforts déployés et des quelques résultats positifs
obtenus, la faim, l’insécurité alimentaire et la malnutrition sont des problèmes
planétaires, que les progrès réalisés dans la lutte contre la faim sont insuffisants et
que ces problèmes s’aggravent de manière considérable dans certaines régions en
l’absence de mesures énergiques et concertées prises d’urgence,
Consciente de l’importance des pratiques agricoles traditionnelles durables,
comme les systèmes de distribution de semences, ainsi que de l ’accès, pour les
peuples autochtones et les autres populations vivant en milieu rural, aux services de
crédit et autres services financiers, aux marchés, à la sécurité de la propriété foncière,
aux soins médicaux, aux services sociaux, à l’éducation, à la formation, au savoir et
à des techniques adaptées et d’un coût abordable, notamment à des techniques
efficaces d’irrigation, de réutilisation des eaux usées après traitement et de collecte
et de stockage de l’eau,
Consciente que l’insécurité alimentaire est un phénomène complexe dont la
résurgence est probable en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs importants,
comme les incidences de la crise financière et économique mondiale, la dégradation
de l’environnement, la désertification et les effets néfastes des changements
climatiques, sans oublier la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits armés,
la sécheresse, l’instabilité du cours des produits de base et le fait que bien des pays
ne disposent pas des technologies, des investissements et des compétences
nécessaires pour faire face aux conséquences de cette insécurité alimentaire, en
particulier les pays en développement, dont les pays les moins avancés et les petits
États insulaires en développement, et ayant à l’esprit que les institutions
internationales doivent collaborer entre elles et mener une action cohérente au niveau
mondial,
Notant avec une vive préoccupation que des millions de personnes sont en proie
à la famine ou exposées à un risque immédiat de famine ou à une grave insécurité
alimentaire dans plusieurs régions du monde, et notant que ces situations sont
provoquées ou exacerbées par la pauvreté, les conflits armés, la sécheresse et
l’instabilité du cours des produits de base, entre autres facteurs, et qu ’il est urgent de
redoubler d’efforts, notamment de mobiliser un appui au niveau international, pour
combattre, prévenir et anticiper la montée de l’insécurité alimentaire à l’échelle
mondiale,
Soulignant l’obligation qui incombe à tous les États et à toutes les parties à un
conflit armé de protéger les civils, comme le prévoit le droit international humanitaire
et demandant aux États iembres, aux organismes des Nations Unies et aux autres
organisations compétentes de prendre des mesures supplémentaires pour répondre
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Ibid., annexe II.
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