A/HRC/RES/42/27
peut influer grandement sur les droits de succession et de garde et restreindre gravement la
liberté de circulation ;
40.
Exhorte toutes les parties à mettre en œuvre la recommandation de la
Commission d’enquête pour que le droit au retour soit pleinement respecté et que son
exercice soit facilité, en veillant à ce que tous les retours vers les lieux d’origine soient
volontaires et sûrs et qu’ils s’effectuent dans la dignité et avec le consentement éclairé des
intéressés, et à protéger tous les droits de propriété et d’occupation, en coopération avec les
organismes compétents, tels que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les
réfugiés ;
41.
Condamne avec la plus grande fermeté l’emploi répété d’armes chimiques
par les autorités syriennes, en violation des obligations qui lui incombent en vertu de la
Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de
l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction et de la résolution 2118 (2013) du
Conseil de sécurité, et tout emploi d’armes chimiques en violation des règles et normes
internationales bien établies contre un tel emploi ;
42.
Se déclare vivement préoccupé par les rapports établis par le Secrétariat
technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, dans lesquels celui-ci
déclare qu’il n’est toujours pas en mesure de confirmer que les déclarations des autorités
syriennes concernant le programme d’armes chimiques étaient complètes et exactes au
regard de la Convention sur les armes chimiques, et demande à la République arabe
syrienne de coopérer pleinement avec l’Organisation pour expliquer les lacunes,
contradictions et anomalies qui persistent ;
43.
Salue le fait que le Secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction
des armes chimiques ait achevé les préparatifs du déploiement de l’Équipe d’enquête et
d’identification chargée d’identifier les auteurs de l’emploi d’armes chimiques en
République arabe syrienne en recueillant et en communiquant toute information
potentiellement pertinente concernant l’origine de ces armes chimiques, et demande aux
autorités syriennes de fournir tous les accès et autorisations nécessaires aux membres de
cette équipe ;
44.
Rappelle les rapports pertinents du Mécanisme d’enquête conjoint de
l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et de l’Organisation des Nations
Unies, dans lesquels il a été constaté que les autorités syriennes étaient responsables de
l’emploi d’armes chimiques à quatre reprises, et rappelle également que le Mécanisme
d’enquête conjoint a aussi confirmé que l’organisation dite « État islamique d’Iraq et du
Levant » (Daech) était responsable de deux attaques à l’arme chimique entre 2014 et 2017 ;
45.
Se déclare vivement préoccupé par les conclusions de la mission
d’établissement des faits de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, selon
lesquelles le sarin et le chlore ont très probablement été utilisés lors d’attaques distinctes à
Ltamenah les 24 et 25 mars 2017, et le chlore a probablement été utilisé lors d’une attaque
à Saraqib le 4 février 2018 ;
46.
Rappelle avec une vive préoccupation que la Commission d’enquête a conclu
à l’existence de nombreux éléments de preuve portant à croire que du chlore avait été lâché
par hélicoptère sur un immeuble résidentiel à Douma le 7 avril 2018, qu’elle a été informée
qu’au moins 49 personnes étaient décédées et jusqu’à 650 avaient été blessées, et qu’elle a
conclu, dans le même rapport, qu’au cours d’une série d’attaques terrestres lancées sur
Douma le 22 janvier et le 1er février 2018, les autorités syriennes et/ou leurs milices alliées
avaient commis un crime de guerre en utilisant des armes chimiques, selon un mode
opératoire déjà documenté par la Commission ;
47.
Rappelle que la mission d’établissement des faits de l’Organisation pour
l’interdiction des armes chimiques a conclu, dans son rapport du 1 er mars 2019, qu’après
évaluation et analyse de toutes les informations recueillies, il existait des motifs
raisonnables de croire qu’un produit chimique toxique avait été utilisé comme arme à
Douma le 7 avril 2018, et que ce produit était probablement du chlore moléculaire ;
48.
Demande instamment que toutes les parties s’abstiennent immédiatement de
toute utilisation d’armes chimiques en République arabe syrienne, exprime sa ferme
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GE.19-17280