A/RES/62/206
Réaffirmant qu’il faut éliminer les disparités entre les sexes dans
l’enseignement primaire et secondaire le plus rapidement possible, et à tous les
niveaux d’ici à 2015, que l’égalité d’accès à l’éducation et à la formation à tous les
niveaux, notamment dans les domaines des affaires, du commerce, de
l’administration, des technologies de l’information et des communications et autres
nouvelles technologies est indispensable et qu’il est essentiel également d’éliminer
les inégalités entre les sexes à tous les niveaux pour assurer l’égalité des sexes,
l’émancipation des femmes et l’élimination de la pauvreté, et permettre aux femmes
de contribuer pleinement et en toute égalité au développement et d’en tirer parti à
part égale,
Constatant que l’élimination de la pauvreté et l’instauration et le maintien de
la paix sont étroitement liés entre eux et constatant également que la paix est liée de
manière indissociable à l’égalité entre les femmes et les hommes et au
développement,
Consciente que, tout en créant des possibilités d’emploi pour les femmes dans
beaucoup de pays, les processus de mondialisation et de libéralisation ont également
rendu certaines femmes, en particulier dans les pays en développement, et plus
spécialement dans les pays les moins avancés, plus vulnérables face aux problèmes
causés par une instabilité économique accrue, notamment dans le secteur agricole, et
qu’il faut leur apporter un soutien particulier, notamment aux petites exploitantes
agricoles, et renforcer leur pouvoir d’action pour leur permettre de tirer parti des
occasions qu’offre la libéralisation des marchés agricoles,
Sachant que l’élargissement des possibilités commerciales offertes aux pays en
développement, notamment du fait de la libéralisation des échanges, permettra
d’améliorer la situation économique de ces sociétés, notamment des femmes, ce qui
revêt une importance particulière dans les collectivités rurales,
Se déclarant préoccupée par le fait que, bien que les femmes représentent une
proportion importante et de plus en plus forte des chefs d’entreprise indépendants,
leur apport au développement économique et social se trouve entravé, entre autres,
parce qu’elles se voient refuser l’égalité des droits et n’ont pas accès à l’éducation,
à la formation, à l’information, aux services d’appui, aux facilités de crédit et à des
salaires, ou n’en bénéficient pas, et qu’elles n’ont pas de pouvoir sur les terres, les
capitaux, les techniques et dans d’autres domaines productifs,
Se déclarant également préoccupée par le fait que les femmes prennent une
part insuffisante aux décisions politiques et économiques et soulignant qu’il importe
d’intégrer une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes dans l’élaboration,
l’application et l’évaluation de toutes les politiques et de tous les programmes,
Notant l’importance du rôle qui incombe aux organismes et organes des
Nations Unies, en particulier aux fonds et programmes et aux institutions
spécialisées dans la promotion de la participation des femmes au développement,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 7 ;
2.
Demande aux États Membres, aux organismes des Nations Unies et aux
autres organisations internationales et régionales, agissant dans le cadre de leurs
mandats respectifs, à tous les secteurs de la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales, ainsi qu’à chaque femme et à chaque homme,
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