A/RES/54/233
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Soulignant que c’est au premier chef à l’État touché qu’il incombe de lancer, d’organiser, de coordonner
et de mettre en œuvre les activités d’aide humanitaire sur son territoire et de faciliter la tâche des organismes
d’aide humanitaire qui s’efforcent d’atténuer les conséquences d’une catastrophe naturelle,
1. Se déclare vivement préoccupée par la multiplication et l’aggravation des catastrophes naturelles,
qui causent d’immenses pertes humaines et matérielles dans le monde entier, en particulier dans les pays
vulnérables qui n’ont pas les moyens de mener une action efficace en vue d’atténuer les répercussions à long
terme de ces catastrophes sur les plans social, économique et écologique;
2. Souligne que l’aide humanitaire en cas de catastrophe naturelle devrait être fournie conformément
aux principes directeurs énoncés dans la résolution 46/182 et dans le strict respect de ceux-ci, et que cette
aide devrait être définie en fonction des problèmes et des besoins sur le plan humanitaire résultant d’une
catastrophe donnée;
3. Engage les États à adopter, s’ils ne l’ont encore fait, et à continuer d’appliquer résolument des
mesures appropriées, notamment sur le plan législatif, visant à atténuer les conséquences des catastrophes
naturelles, parmi lesquelles des mesures préventives, y compris en ce qui concerne les règlements de
construction, ainsi que la planification préalable et la création de capacités dans le domaine des interventions
en cas de catastrophe, et prie la communauté internationale, à cet égard, de continuer d’aider les pays en
développement lorsque ceux-ci en ont besoin;
4. Souligne la nécessité de renforcer l’action menée à tous les niveaux, y compris à l’échelon national,
pour sensibiliser les populations au problème des catastrophes naturelles et améliorer les systèmes de
prévention, de planification préalable et d’alerte rapide, ainsi que la coopération internationale face aux
situations d’urgence, depuis les activités de secours jusqu’aux activités de relèvement, de reconstruction et
de développement, compte tenu de l’ensemble des répercussions des catastrophes naturelles, des besoins
humanitaires qu’elles créent et des demandes formulées par les pays touchés, selon le cas;
5. Engage le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours
d’urgence, les membres du Comité permanent interorganisations et les autres membres du système des
Nations Unies à s’attacher davantage à promouvoir la planification préalable des interventions aux niveaux
international, régional et national et à donner plus d’efficacité à la mobilisation et à la coordination de l’aide
humanitaire du système des Nations Unies face aux catastrophes naturelles, notamment en implantant dans
toutes les régions des équipes de réserve des Nations Unies pour l’évaluation et la coordination en cas de
catastrophe et en développant ces équipes afin qu’elles comprennent, comme il convient, un plus grand
nombre de représentants des pays d’Afrique, de l’Asie et du Pacifique et de l’Amérique latine et des
Caraïbes, compte tenu du fait que ces représentants sont financés par les pays participants;
6. Engage le Programme des Nations Unies pour le développement à s’attacher davantage encore à
renforcer les activités opérationnelles et la création de capacités en vue de l’atténuation des conséquences
des catastrophes naturelles, de la prévention et de la planification préalable, compte dûment tenu de la
stratégie de coopération internationale maximale dans le domaine de la lutte contre les catastrophes naturelles
actuellement mise en place;
7. Invite le Bureau de la coordination des affaires humanitaires du Secrétariat et les organismes
concernés, tenant dûment compte de la stratégie de coopération internationale maximale dans le domaine de
la lutte contre les catastrophes naturelles actuellement mise en place, à renforcer le soutien qu’ils offrent aux
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