A/RES/62/138 victimes, et que tout manquement à cette obligation est une atteinte et une entrave à l’exercice des libertés et droits fondamentaux des femmes et des filles ou le rend impossible ; 4. Demande aux États de tout faire pour permettre l’exercice par les femmes et les filles de leur droit à un niveau de santé aussi élevé que possible - y compris en matière de santé sexuelle et procréative –, de se doter de services sociaux et médico-sanitaires viables, de donner accès à ces services sans discrimination et d’être particulièrement attentifs à la qualité de l’alimentation et de la nutrition, à l’information en matière de planification des naissances, au développement des connaissances et à la sensibilisation, et à la fourniture de soins prénataux et postnataux appropriés afin de prévenir la fistule obstétricale ; 5. Demande également aux États de veiller à ce que les filles aient accès dans des conditions d’égalité à un enseignement primaire de qualité, gratuit et obligatoire et à ce qu’elles achèvent ce cycle d’études, et de renouveler leurs efforts d’amélioration et de développement de l’instruction des femmes et des filles à tous les niveaux, y compris secondaire et supérieur, ainsi que leur formation professionnelle et technique afin de réaliser, entre autres objectifs, l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes et l’élimination de la pauvreté ; 6. Appelle les États à adopter et faire respecter strictement des lois garantissant que le mariage n’est contracté qu’avec le consentement libre et entier des futurs époux, ainsi que des lois fixant ou relevant s’il y a lieu l’âge minimum du consentement au mariage et l’âge minimum du mariage ; 7. Appelle les États et les fonds et programmes, organes et institutions spécialisées du système des Nations Unies compétents, agissant dans les limites de leurs attributions, et invite les institutions financières internationales et tous les acteurs concernés de la société civile, notamment les organisations non gouvernementales et le secteur privé : a) À élaborer, appliquer et appuyer les stratégies nationales et internationales de prévention, de soins et de traitement, selon les besoins, pour s’attaquer efficacement à la fistule obstétricale et définir plus précisément la démarche multisectorielle, pluridisciplinaire, globale et intégrée qui apportera des solutions durables et fera disparaître cette pathologie et la mortalité et la morbidité maternelles qui l’accompagnent, notamment en donnant accès à des soins de santé maternelle complets, de qualité et d’un coût abordable, en particulier des services d’accouchement et des soins obstétriques d’urgence assurés par un personnel qualifié ; b) À renforcer la capacité des systèmes de santé d’offrir les services de base nécessaires à la prévention des fistules obstétricales et au traitement des cas éventuels, en proposant une filière complète de services, notamment de planification des naissances, soins prénatals, accouchements assistés par un personnel qualifié, soins obstétriques d’urgence et soins postnatals pour les jeunes femmes et les filles, notamment celles qui vivent dans la pauvreté ou dans des zones rurales mal desservies où les cas de fistule obstétricale sont les plus fréquents ; c) À redoubler d’efforts pour atteindre l’objectif convenu sur le plan international qui consiste à améliorer la santé maternelle en donnant davantage accès aux services d’accoucheurs qualifiés, aux soins obstétriques d’urgence et à des soins prénatals et postnatals appropriés ; 3

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