Suite donnée à la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement
A/RES/73/143
tous les secteurs de la société, y compris les organisations de personnes âgées,
notamment, selon qu’il conviendra, par l’intermédiaire des institutions nationales
chargées de la promotion et de la protection des droits de l ’homme ;
28. Demande également aux États Membres de faire une plus grande place à
la problématique femmes-hommes et à la question du handicap dans toutes les
mesures concernant le vieillissement et d’éliminer la discrimination fondée sur l’âge,
le sexe ou le handicap, et recommande qu’ils s’emploient aux côtés de tous les
secteurs de la société, en particulier les organisations que la question intéresse,
notamment les organisations de personnes âgées, de femmes et de personnes
handicapées, à démonter les stéréotypes négatifs associés aux personnes âgées, en
particulier lorsqu’il s’agit de femmes ou de personnes handicapées, et à pro mouvoir
une image positive des personnes âgées ;
29. Affirme que la couverture sanitaire universelle suppose que l’on veille à ce
que l’ensemble de la population, y compris les personnes âgées, ait accès, sans
discrimination, aux services de base que chaque pays aura jugés nécessaires en termes
de promotion de la santé, de prévention, de traitement et de réadaptation, et à des
médicaments de base sûrs, abordables, efficaces et de qualité, tout en faisant en sorte
que le recours à ces services n’entraîne pas de difficultés financières pour les
personnes âgées, en particulier lorsqu’elles sont pauvres, vulnérables ou
marginalisées ;
30. Exhorte les États Membres à élaborer, à mettre en œuvre et à évaluer des
politiques et des programmes propres à permettre aux personnes âgées de rester
actives et bien portantes et de jouir du meilleur état de santé et de bien -être possible
ainsi qu’à faire des soins aux personnes âgées une composante des soins de santé
primaires dans les systèmes de santé existants ;
31. Se dit consciente de l’importance de la formation, de l’éducation et du
renforcement des capacités du personnel sanitaire, notamment des prestataires de
soins, rémunérés, et des aidants familiaux, non rémunérés, pour ce qui est des soins à
domicile ;
32. Encourage les États Membres à veiller à ce que le principe de la nondiscrimination fondée sur l’âge soit effectivement incorporé dans les politiques et
programmes de santé, notamment, et à ce que la mise en œuvre de ces politiques et
programmes fasse l’objet de contrôles réguliers ;
33. Exhorte les États Membres à renforcer les cadres de politique
intersectoriels et les mécanismes institutionnels, selon qu’il conviendra, aux fins
d’une gestion intégrée des mesures de prévention et de maîtrise des maladies non
transmissibles, y compris les services de promotion de la santé, les soins et l’aide
sociale, afin de répondre aux besoins des personnes âgées ;
34. Encourage les États Membres à procurer des services et un soutien aux
personnes âgées, y compris aux grands-parents, qui ont assumé la responsabilité
d’enfants abandonnés ou dont les parents sont décédés, ont émigré ou ne peuvent,
pour d’autres raisons, s’occuper des personnes à leur charge ;
35. Demande aux États Membres d’examiner la question du bien-être des
personnes âgées et de leur accès à des soins de santé appropriés, et d ’intervenir dans
tous les cas de privation de soins, de mauvais traitements et de violence à l ’égard des
personnes âgées, en particulier des femmes, en élaborant et en appliquant des
stratégies de prévention plus efficaces et des lois plus énergiques et en mettant au
point un cadre politique cohérent et global pour remédier à ces problèmes et à leurs
causes sous-jacentes ;
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