A/RES/74/242
Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
touchés, à accorder une attention hautement prioritaire à la sécurité alimentaire, à la
sécurité sanitaire des aliments et à la nutrition dans leurs programmes et budgets
nationaux ;
8.
Souligne qu’il faut préserver la sécurité alimentaire et la nutrition pour
tous, notamment les femmes, les enfants, les jeunes, les personnes âgées, les peuples
autochtones, les populations locales, les personnes vivant avec un handicap et les
personnes en situation de vulnérabilité, notamment en adoptant des politiques
économiques et sociales propres à parer aux effets néfastes des ralentissements et
fléchissements économiques, qui compromettent l’action menée pour éliminer la faim
et la malnutrition ;
9.
Engage la communauté internationale à continuer d’appuyer la mise en
œuvre du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine et son
cadre de résultats, qui en est un élément essentiel et qui fournit des directives sur la
planification et la mise en œuvre des programmes d ’investissement ;
10. Engage les États Membres à tenir pleinement compte, lors de l’élaboration
de leurs politiques nationales, de la Déclaration de Rome sur la nutrition 2 ainsi que
du Cadre d’action 3, dans lequel est prévu un ensemble de mesures et de stratégies
auxquelles les gouvernements pourront avoir recours, le cas échéant, s’ils le
souhaitent ;
11. Exhorte les États Membres à faire preuve d’une volonté politique plus
ferme d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes, prend note à cet
égard de l’initiative Renforcer la nutrition, et engage les États Membres à y prendre
part aux échelons mondial et national pour réduire encore la faim et toutes les formes
de malnutrition, qui touchent de plus en plus de personnes, en particulier les enfants,
surtout les moins de 2 ans, les femmes, notamment celles qui sont enceintes ou
allaitent, et les jeunes ;
12. Souligne qu’il faut s’attaquer au problème des retards de croissance, qui
concerne un nombre inacceptable d’enfants, puisque près de 149 millions d’enfants
de moins de 5 ans, soit plus de 21,9 pour cent, étaient touchés en 2018 ;
13. Met l’accent sur les six cibles mondiales en matière de nutrition que
l’Assemblée mondiale de la Santé a définies pour lutter contre la malnutrition dans le
monde et sur le mécanisme de suivi correspondant ;
14. Prend note du Pacte mondial en faveur de la nutrition pour la croissance,
signé par plus d’une centaine de pays, d’entreprises et d’organisations de la société
civile afin de réduire de 20 millions d’ici à 2020 le nombre d’enfants souffrant d’un
retard de croissance, se félicite des engagements financiers sousc rits pour appuyer cet
objectif ainsi que de la tenue, à Milan (Italie) en novembre 2017, d u troisième sommet
Nutrition pour la croissance, et attend avec intérêt le prochain sommet Nutrition pour
la croissance qui doit se tenir à Tokyo en 2020 ;
15. Souligne qu’il faut accroître la production et la productivité agricoles
durables dans le monde, eu égard à la diversité des conditions et des systèmes
agricoles, notamment en assurant le bon fonctionnement des marchés et des systèmes
commerciaux et en renforçant la coopération internationale, en particulier en faveur
des pays en développement, en augmentant les investissements et les partenariats
publics et privés responsables dans l’agriculture durable, la gestion des terres et le
développement rural et en intensifiant la collaboration dans les domaines de la
science, de la technologie et de l’innovation, et fait observer que les petites
exploitations agricoles devraient aussi bénéficier, le cas échéant, de ces
investissements publics et privés et de cette collaboration dans le cadre de systèmes
de gestion des connaissances et de communication appropriés pour ce qui est de
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