Développement agricole, sécurité alimentaire et nutrition
A/RES/74/242
Réitérant l’engagement de ne laisser personne de côté, réaffirmant qu’elle
considère que la dignité de la personne humaine est fondamentale et souhaite que les
objectifs et cibles se concrétisent au profit de toutes les nations, de tous les peuples
et de toutes les composantes de la société, et s’engageant de nouveau à s’efforcer
d’aider les plus défavorisés en premier,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 28 ;
2.
Souligne qu’il importe de poursuivre l’examen de la question du
développement agricole, de la sécurité alimentaire et de la nutrition, et engage les
États Membres et les parties prenantes concernées à accorder à cette question
l’attention qu’elle mérite lors de la mise en œuvre des objectifs de développement
arrêtés au niveau international, notamment le Programme de développement durable
à l’horizon 2030 29 et ses objectifs de développement durable ;
3.
Insiste sur le fait que la production agricole durable, la sécurité
alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments et la nutrition sont des éléments
indispensables pour éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses
dimensions, et appelle à renforcer les capacités de production agricole durable, la
productivité et la sécurité alimentaire des pays en développement ;
4.
Souligne qu’il faut accélérer et intensifier, selon qu’il convient, l’action
visant à accroître la résilience et la capacité d’adaptation des systèmes alimentaires
et à améliorer les moyens de subsistance des populations face à la variabilité du climat
et aux phénomènes climatiques extrêmes en vue de libérer le monde de la faim et de
la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030 ;
5.
Constate avec inquiétude que le monde n’est pas en voie d’éliminer la faim
et la malnutrition d’ici à 2030 et que la rareté et la gestion non viable des ressources
naturelles, conjuguées à l’insécurité et à l’iniquité des droits fonciers des petits
exploitants agricoles, ont de graves conséquences pour les populations vulnérables
dans les zones rurales, que les effets néfastes des changements climatiques,
notamment les sécheresses persistantes et récurrentes, les inondations, les
phénomènes météorologiques extrêmes, la dégradation des terres, l ’érosion du
littoral, l’acidification des océans, le recul des glaciers, l’élévation du niveau de la
mer et la désertification, ainsi que les situations de conflit et d ’après conflit, ont des
répercussions sur la sécurité alimentaire, la nutrition et les maladies no n
transmissibles liées au régime alimentaire dans de nombreuses régions et font
obstacle à la réalisation des objectifs de développement durable, et que les pays en
situation de crise prolongée risquent d’être laissés pour compte ;
6.
Souligne qu’il faut mener d’urgence une action concertée à tous les
niveaux pour retrouver l’élan et accélérer les efforts accomplis en vue d’éliminer la
faim et la malnutrition sous toutes ses formes, en s’attaquant à l’ensemble de ses
causes et de ses conséquences, et promouvoir une meilleure nutrition et une
agriculture et des systèmes alimentaires viables ;
7.
Réaffirme qu’il importe que les pays en développement arrêtent leurs
propres stratégies de sécurité alimentaire, que l’amélioration de la sécurité
alimentaire et de la nutrition constitue à la fois un défi mondial et un enjeu des
politiques nationales et que tout programme visant à relever ce défi dans le cadre de
l’élimination de la pauvreté doit être formulé, élaboré, pris en charge et conduit par
les pays et s’appuyer sur une concertation menée, dans le cadre d’un processus ouvert,
avec l’ensemble des principales parties prenantes au niveau national, selon qu ’il
convient, et engage vivement les États Membres, tout particulièrement ceux qui sont
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19-22517
A/74/237.
Résolution 70/1.
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