A
NATIONS
UNIES
Assemblée générale
Distr.
GÉNÉRALE
A/RES/52/92
26 janvier 1998
Cinquante-deuxième session
Point 104 de l'ordre du jour
RÉSOLUTION ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
[sur le rapport de la Troisième Commission (A/52/636)]
52/92.
Action internationale contre la toxicomanie et la production illicite et le
trafic de drogues
L'Assemblée générale,
Rappelant ses résolutions 50/148 du 21 décembre 1995 et 51/64 du 12 décembre 1996,
Constatant avec une vive préoccupation que, en dépit des efforts redoublés des États et des organismes
internationaux compétents, on voit augmenter mondialement la demande, la production et le trafic illicites
de stupéfiants et de substances psychotropes, y compris de drogues synthétiques et d'analogues de substance
illicite, qui, partout dans le monde, menacent la santé, la sécurité et le bien-être de millions de personnes,
en particulier les jeunes, ainsi que les systèmes socioéconomiques et politiques et la stabilité, la sécurité
nationale et la souveraineté d'un nombre croissant d'États,
Vivement alarmée par la violence et le pouvoir économique croissants qu'exercent les organisations
criminelles et les groupes terroristes se livrant au trafic de drogues et à d'autres activités criminelles telles
que le blanchiment de l'argent et le trafic d'armes et de précurseurs et produits chimiques essentiels ainsi que
par le développement des relations transnationales entre ces organisations et groupes, et estimant qu'une
coopération internationale accrue et des stratégies efficaces s'imposent pour venir à bout de toutes les formes
d'activités criminelles transnationales,
Convaincue qu'il est de plus en plus nécessaire d'instaurer une coordination et une coopération plus
étroites entre les États pour lutter contre la criminalité liée à la drogue telle que le terrorisme, le commerce
illicite d'armes et le blanchiment de l'argent, et ayant à l'esprit le rôle que pourraient jouer à cet égard
l'Organisation des Nations Unies et les organisations régionales,
Se rendant pleinement compte que les États, les organismes des Nations Unies compétents et les banques
multilatérales de développement doivent faire preuve d'une plus grande volonté politique et attribuer un plus
haut rang de priorité à la lutte contre ce fléau qui compromet le développement, la stabilité économique et
politique et les institutions démocratiques, entraîne pour les gouvernements qui le combattent une charge
économique de plus en plus lourde et cause des pertes irréparables en vies humaines,
98-76268
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