A/RES/61/228
exécuter des plans nationaux efficaces de lutte contre cette maladie d’une manière
suivie et équitable, et contribuer ainsi au développement des systèmes de santé ;
5.
Se félicite de la contribution à la mobilisation de ressources pour le
développement des initiatives financières volontaires innovantes prises par des
groupes d’États Membres, et prend note à cet égard de la Facilité internationale
d’achat de médicaments (UNITAID), de la Facilité internationale de financement
pour la vaccination et de l’engagement de lancer en 2006 un projet pilote dans le
cadre des initiatives d’engagements anticipés sur les marchés ;
6.
Engage vivement les pays où le paludisme est endémique à rechercher la
viabilité financière et à augmenter dans la mesure du possible les ressources
nationales affectées à la lutte contre cette maladie, et à créer des conditions
favorables à une collaboration avec le secteur privé afin d’améliorer l’accès à des
services antipaludiques de qualité ;
7.
Demande aux États Membres, en particulier ceux où le paludisme est
endémique, d’instaurer ou de renforcer des politiques et plans opérationnels
nationaux afin de porter à au moins 80 pour cent des populations à risque ou
souffrant de paludisme la couverture d’interventions préventives et curatives d’ici à
2010, conformément aux recommandations techniques de l’Organisation mondiale
de la santé, de manière à assurer une réduction de l’impact du paludisme d’au moins
50 pour cent d’ici à 2010 et de 75 pour cent d’ici à 2015 ;
8.
Engage vivement les États Membres à recenser les ressources humaines
dont leurs services de santé, à tous les niveaux, ont besoin pour atteindre les
objectifs fixés dans la Déclaration d’Abuja sur l’initiative « Faire reculer le
paludisme en Afrique » 8 et les objectifs de développement convenus sur le plan
international énoncés dans la Déclaration du Millénaire2, et à pourvoir à ces besoins
en prenant les mesures voulues pour gérer efficacement le recrutement, la formation
et la fidélisation de personnel de santé qualifié, et en s’attachant en particulier à
disposer de personnel qualifié à tous les niveaux pour couvrir leurs besoins
techniques et opérationnels à mesure qu’un financement accru deviendra disponible
pour des programmes de lutte antipaludique ;
9.
Demande à la communauté internationale, notamment en finançant le
Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose et grâce à des
initiatives émanant des pays et bénéficiant d’un appui international suffisant,
d’élargir l’accès à des traitements par association médicamenteuse efficaces, sûrs et
abordables, à un traitement préventif intermittent dans le cas des femmes enceintes,
à des moustiquaires imprégnées d’insecticide, notamment par la distribution gratuite
de moustiquaires, et à des insecticides à effet rémanent pulvérisables à l’intérieur
des habitations compte tenu des règles, normes et directives internationales ;
10. Prie les organisations internationales compétentes, en particulier
l’Organisation mondiale de la santé et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance,
d’aider les pays à assurer aussi rapidement que possible la protection universelle des
jeunes enfants et des femmes enceintes dans les régions impaludées, en particulier
en Afrique, au moyen de moustiquaires imprégnées d’insecticide, en veillant à
assurer la viabilité de ces efforts grâce à la participation communautaire et à la mise
en œuvre par l’intermédiaire du système de santé ;
_______________
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A/55/240/Add.1, annexe.
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