A/RES/49/94
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les pays les moins avancés, en particulier ceux d’Afrique, au titre de l’aide
publique au développement, ou à les faire bénéficier de mesures d’allégement
ayant un effet analogue;
6.
Demande aux pays donateurs et aux institutions financières
multilatérales, dans le cadre de leurs prérogatives, d’envisager de nouvelles
mesures appropriées pour alléger considérablement le fardeau que la dette fait
peser sur les pays à faible revenu, en tenant compte de la situation
particulière de chaque pays;
7.
Encourage les créanciers privés et, en particulier, les banques
commerciales à poursuivre leurs initiatives et leurs efforts pour régler les
problèmes que la dette commerciale pose aux pays les moins avancés et aux pays
en développement à faible revenu et à revenu intermédiaire;
8.
Note avec inquiétude les obligations que la dette et son service
continuent d’imposer aux pays à revenu intermédiaire, en particulier en
Afrique, et invite les créanciers, notamment les institutions financières
multilatérales et les banques commerciales, à continuer de rechercher des
solutions efficaces pour régler les problèmes qui en découlent;
9.
Souligne que, en plus de mesures d’allégement de la dette
comprenant une réduction de son encours et de son service, les pays en
développement débiteurs devraient bénéficier de nouveaux apports de ressources
financières, et engage les pays créanciers et les institutions financières
multilatérales à continuer de leur accorder une assistance financière
concessionnelle, en particulier aux moins avancés d’entre eux, pour les aider
à appliquer des programmes de réforme économique, de stabilisation et
d’ajustement structurel et à éliminer la pauvreté afin qu’ils puissent
s’affranchir du joug de la dette et reprendre le chemin d’une croissance
économique soutenue et d’un développement durable;
10.
Souligne aussi qu’il est urgent de maintenir un filet de sécurité
sociale pour les groupes vulnérables les plus touchés par l’application des
programmes de réforme économique entrepris par les pays débiteurs, en
particulier les groupes à faible revenu;
11.
Note que la dette multilatérale représente une proportion élevée
de la dette totale d’un certain nombre de pays en développement, et invite les
institutions financières internationales à examiner des propositions visant à
résoudre les problèmes que leur pose la dette multilatérale, en tenant compte
de la situation particulière de chacun d’entre eux et en préservant le statut
de créancier privilégié dont les institutions financières multilatérales
bénéficient, afin qu’elles puissent continuer à fournir aux pays en
développement une aide financière concessionnelle pour soutenir leur
développement;
12.
Invite instamment la communauté internationale à envisager une
application plus large de mesures novatrices, telles que la conversion de la
dette en prises de participations ou en investissements écologiques, sans
préjudice de solutions plus durables telles que la réduction ou l’annulation
de la dette;
13.
Invite la communauté internationale, notamment les institutions
financières internationales, à continuer d’étudier la possibilité de prendre
des mesures supplémentaires et novatrices pour alléger sensiblement le fardeau
que la dette fait peser sur les pays en développement, en particulier les pays
à faible revenu fortement endettés, afin de les aider à parvenir à une
croissance économique soutenue et à un développement durable sans entrer dans
une nouvelle crise de la dette;
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